samedi 20 février 2016

La ferme à Kech


Je me souviens de cet extrait d’un film français où une chef dans un restaurant étoilé parlait de la cuisine française avec un chef fraichement débarqué d’Inde. Elle lui apprenait les bases de la cuisine française à commencer par les 5 sauces : la béchamel, le velouté, la hollandaise, la tomate et l’espagnole.
Il lui demande : « tu trouves ça dans les livres ? » et elle lui répond : «  Oui, mais elles servent à rien dans les livres, tu dois les mettre dans ton cœur puis dans ta casserole »
J’adore cette réplique, elle résume tout le processus d’apprentissage, appliquer ce qu’on apprend tout en y mettant son cœur comme dirait Pestalozzi «  apprendre avec la tête, avec le cœur  et avec les mains ».

Depuis peu, la petite miss, en moyenne section à l’école américaine du coin, a commencé son unité d’apprentissage sur les animaux. On en parle tous les jours, on prévoit tous les jours après l’école des moments ludiques autour de ses films préférés et des promenades pédagogiques aux écuries du domaine où on habite pour voir et toucher les chevaux et surtout pour en discuter.
Les animaux font partie de notre quotidien, les chiens des voisins, les chats dans notre jardin, la sourie sur le t-shirt du grand frère, les chèvres qui nous donnent du lait pour le petit déjeuner, les poules et les œufs beldi…. Tout est bon pour apprendre et mettre en pratique une gymnastique d’éducation entre travaux théoriques et pratiques. Il faut dire que le sujet est facile aussi.

Ce matin nous avons fait un « art Project » comme on l’appelle dans notre jargon familial, avec les moyens du bord ainsi que beaucoup d’imagination et nous avons créé des animaux avec de la colle, des cuillères en plastiques et du papier. Nous avons discuté de la forme du coq, la couleur des abeilles, la tête d’un lion, c’était ludique et un super moment mère-fille pour lui faire oublier le « field-trip » de l’école hier !




Depuis 4 jours je suis clouée au lit par un virus de grippe et je suis assommée par des doses de corticoïdes afin de pouvoir reprendre mes fonctions au plus vite possible car notre frigo est vide et les enfants sont, sans le vouloir, laissés à l’abandon.
J’étais KO hier après-midi, shootée par les médicaments, suspendue entre rêve et réalité quand la petite miss est rentrée de l’école toute excitée car elle avait une sortie scolaire à la ferme et voulait tout me raconter. Elle devait visiter une ferme avec sa classe et voir des animaux pour comprendre et mettre en pratique ce qu’elle apprend à l’école.

Elle arrive avec une boite métallique au nom de 2 filles et remplie de chocolat et de bonbons puis me raconte que la musique était trop forte et qu’elle a pleuré un peu. Bon moi je suis shootée mais j’arrive encore à faire une différence entre ce qu’elle me racontait et la ferme, une exploitation agricole et d’élevage d’animaux que j’avais en tête. Une ferme qui transforme et commercialise des produits fermiers tels que le fromage, les produits laitiers, les œufs, les fruits, les légumes mais pas les bonbons et chocolats kinder et autre que ma petite miss avait en main.
Et puis la musique ???? Quelle musique dans une ferme ??? Ce n’est pas Disney world qu’elle devait visiter mais une ferme…. Elle doit me parler de bruitages d’animaux de la ferme, tous les cris et sons caractéristiques des vaches, cochons, moutons, du cheval, des ambiances de bassecour, d'écurie, d'étable et de bergerie...  

Mais la petite miss insiste devant ma surprise et me parle de piscine, de mickey, de buffet, de gâteau et danse…..
J’ai vite compris, que ce que l’école nous avait vendu en « field-trip » éducatif pour visiter une ferme et voir les animaux n’était qu’une sortie organisée par une famille locale pour faire un anniversaire géant à leur fille avec des enfants de l’école en tant que extra figurines car ils doivent se douter que s’ils invitaient pour un anniversaire ils risquaient de ne pas avoir grand monde. Ils avaient mis tous les moyens dont ils disposaient avec des animations, de la musique, des châteaux gonflables, un énorme buffet le long de la piscine non protégée et des invités de la famille qui ne sont même pas à l’école.  

Depuis hier, je suis indignée face à une école qui me vend un rêve et une théorie à 10000euros l’année, une éducation qui me coute un bras, une sécurité de nos enfants quasi nulle puisqu’ils partent en bus à une ferme sans avoir envoyé un éclaireur en avance vérifier le programme, le lieu ni même le site dans un pays classe alerte rouge par les hauts dirigeants.


Je ne peux que me demander si la culture se transmet d’une génération à la suivante à la façon d’un héritage, j’ai mal choisi ma destination !


samedi 13 février 2016

La Fête à Kech


Je suis sortie hier faire la fête et je suis rentrée à 06h du matin. J'ai dû dormir 2hr car les obligations de maman m'ont sortie très tôt du lit. Je n'arrive pas à rassembler mes idées pour écrire tout ce que j'ai en tête tellement j'ai des histoires à raconter.
J'ai fait la fête avec 4 hommes, mon mari et 3 de ses copains. Des copains avec qui la soirée est toujours au-delà de nos espérances, des copains qui savent faire la fête, des copains qui savent nous faire rire avec des expériences hors pair.

Nous étions les 3  réguliers de la bande des soirées marrakchi, un ami électricien qui a le don de faire  passer le courant pour une soirée inoubliable avec toute délicatesse et un 5ème qu'on n'a pas vu depuis un bail car aujourd'hui il vit la vie incroyable de la haute société en jet privé de Paris à New York et jusqu'à l'Afrique du sud pour faire des soirées avec l'élite fortunée dans des palaces, les carnavals, les courses de chevaux et les ventes aux enchères de voitures de collection. Une nouvelle vie dans laquelle il baigne par amour et qu'il dit avoir besoin parfois de vendre un rein pour pouvoir suivre le rythme.

Entre Beyrouth, Londres, Vegas, Ibiza et Paris j'ai réussi à faire la fête dans les plus belles et les plus extravagantes boîtes de nuit du monde mais je n’ai jamais halluciné comme à Marrakech. Une fois dans ma vie, un inconnu m'a touché les fesses en allant seule aux toilettes et c'était inhabituel et déplacer. A Marrakech limite j'ai un garde du corps quand je veux quitter la table pour aller au petit coin. Je ne dis pas que ce genre de choses n’arrive pas à l'étranger mais c'est moins flagrant qu'ici! 
Hier, les filles/femmes étaient déchaînées, nous ne pouvons ne pas distinguer les mariées des non mariées, les dragueuses des étudiantes (pour désigner les putes en jargon local) sans poser des questions ou sans les aborder. 

Une fille a attiré toute notre attention, elle était vêtu d'un petit chiffon, les mecs pariaient qu'elle n'avait pas de culotte, se déchaînait sur scène offrant un spectacle extravagant, provoquant et sexuel à toute l'audience que les managers l'ont laissé sur scène, acte interdit d'habitude. Puis nous avons découvert un homme d'un certain âge la filmer avec son portable et il s'est avéré être son mari. Les serveurs, les agents de sécurité et tous les mecs n'avaient de yeux que pour elle avec des grimaces qui foutait la honte à toute la gente féminine. Au point qu'un homme à côté de moi me sort: "j'ai envie de lécher sa chatte, c'est ma spécialité!!"

Puis en offrant quelques coupes de champagne à droite et à gauche on s'est retrouvé avec 4 filles sur notre table.
Une des filles m'a dit "boit un petit verre pour pouvoir t'amuser" comme si je ne termine pas la bouteille je ne vais pas profiter du moment, comme si je ne me saoule pas à fond je ne vais pas m'amuser!!!! Les limites n'existent pas. Comme pour ses 2 anglaises qui sont venues profiter d'une soirée marrakchi entre elles, qui ont finies à notre table et qui ont terminé complètement ivre, dormant debout ou écroulée sur la banquette les vêtements dans tous les sens exhibant des parties de leur anatomie mais qui ont eu la chance de tomber sur notre groupe avec des mecs respectueux et gentleman qui les ont aidé à sortir de boîte avec tous leurs effets personnels et mis dans un taxi en direction de leur hôtel. 


Mais ma grande découverte était le langage du monde de l'hôtellerie et de la restauration. Moi qui croyait avoir tout entendu dans le monde du bâtiment avec un langage cru, j'ai découvert qu'en cuisine on parle de "manger des moules car les huitres coupent la langue et que les moules sont trop bonnes et à effet relaxant même si elles sentent le poisson car elles ne peuvent en aucun cas sentir la truffe et que je ne peux jamais comprendre"

samedi 10 octobre 2015

Les problèmes de riches


Cet été mon frère a fait son mariage à Chypre, il a rassemblé autour de lui, amis et famille, de quoi remplir un avion et occuper la moitie d’un hôtel. On s’est retrouvé en groupe à faire la fête, bronzer ou même jouer sur le sable fin de Larnaka.
Les liens se sont resserrés avec les amis et de nouveaux liens ont vu le jour avec ceux que l’on ne connaissait pas. L’ambiance était au top et au fou rire.

Le jour du départ, la bande s’est déplacée en groupe à l’aéroport, aux douanes et en zones de hors taxes. Au moment de faire l’enregistrement des bagages et comme à chaque fois que mon mari-idéal est avec moi, il m’arrive de poser des questions sans réfléchir (je me débrouille très bien quand je suis seule, c’est un autre sujet !)
J’ai demandé : « je présente quel passeport à la dame ? » Ce n’est pas que j’ai une centaine mais 2 passeports c’était trop à ce moment bien précis ! Et c’est à ce moment-là que mon cousin, très franc comme d’habitude, me cite son père : « c’est un problème de riches, tu aurais eu un seul passeport la question ne se posait pas ! »

J’ai toujours pensé à la définition de « problèmes de riches » comme étant par exemple le réchauffement climatique sans être égoïste ou de mauvaise foi. Car le réchauffement c’est bien pour dans 50 ans, un futur fantasmé, aujourd’hui les vrais problèmes ça ne manque pas. Du chômage, de la crise économique, des maladies, de la malbouffe, de la pollution de l’air et de l’eau… c’est déjà la merde dans le présent, ce n’est pas la peine de flipper avec l’avenir.
Ou par exemple être, individuellement, privilégiée d’exercer un métier qui me passionne et me permet de me réaliser. Contrairement à moi, un ouvrier d’usine qui effectue son boulot dans le simple but de nourrir ses enfants se contrefout peut-être de se réaliser ou pas dans son travail. Luxe que moi, j’ai.

Jusqu’à aujourd’hui !!!

Ma nounou a perdu son père il y a quelques jours, je lui ai dit de prendre ses jours pour se reposer, faire le deuil et évacuer la mort d’un être cher surtout que je suis passée par ca il n’y a pas longtemps et que je peux comprendre l’intensité de la douleur dans une situation pareille. On s’est mis d’accord qu’elle reviendra vendredi matin et qu’elle m’appellera si elle a besoin de parler, ou autre.
C’était important qu’elle revient vendredi, j’avais une journée chargée avec une livraison d’une cuisine et du marbre sur mon chantier la matinée, éventuellement une heure de sport si je peux, un ami à la maison pour le déjeuner, un playdate pour mon october girl après l’école avec son ami/amoureux et un dîner le soir avec des amis de mon homme.

Vers 11h ce jour quand j’ai vu que ma nounou ne s’est pas pointée ni envoyée de message, j’ai demandé à mon homme d’annuler le dîner car je ne suis pas sure de pouvoir sortir. 3 heures après, mon mari-idéal m’appelle, gêné et contrarie car ses amis sont dans la merde, ils ont donné congé a leurs employés de maison comme ils sortaient dîner dehors.
Merde alors !!!! Il est difficile de cuire un œuf ou préparer un sandwich et une salade. C’est pas le luxe du menu avec entrée plat et dessert bien-sûr.

D’un coup, la phrase de mon cousin « problèmes de riches » m’est revenue. Effectivement c’est un problème de riches comme mon cousin sous-entendait. Dans le genre, j’en entends beaucoup….
Evidemment quand on te sert du champagne alors que tu ne bois que du Petrus, ce n’est pas évident. La vie n’est pas toujours facile !





jeudi 8 octobre 2015

Une journée parfaite

J’ai rien écrit en 2015, j’ai du retard, les sujets ne manquent pas mais le temps lui me fuit….. J’ai déjà signalé que je suis une mère au foyer débordée, j’ai toujours pensé que 24hr par jour ce n’est pas assez… on me dit de ralentir, de profiter du moment présent, de penser à moi. En théorie c’est joli mais je veux tout faire, je veux profiter et m’éclater à ma façon.
J’adore lire les magazines de filles, les sujets de distraction, lire à propos de la beauté, la mode ou même la cuisine…. Ça peut être ma notion de détente à un moment précis. Exit les textes sur l’architecture, l’au-delà, la méditation, la spiritualité et vive les romans, les hallmark movies et les gossips…..

Ce matin, autour d’un café, une amie m’a envoyé une image sur whatsapp à propos de l’horloge énergétique du corps humain qui  nous indique les principales caractéristiques spécifiques à chaque période d'une journée. Une personne en harmonie avec son horloge biologique gagne en vitalité tout en évitant le gaspillage de son énergie vitale, son Qi.
En bref, c’est une technique pour optimiser différents aspects de la vie dont la santé, la beauté, la longévité, la qualité d'être et la qualité de vie. Super !!!

Dans la voiture, sur le chemin du retour, tous les articles que j’ai lu dans les magazines ont refait surface dans ma tête, s’entremêlant les uns aux autres ce qui a créé un énorme bug de mon cerveau. Ce dernier n’arrivait plus à analyser les donner ni à les classer par ordres chronologique sur une journée.

Je m’explique et je résume……

Une journée type dans la vie d’une femme qui cherche à être en phase avec son corps, sa santé, son image et la société commence, au réveil (bien sur l’heure dépend de l’horloge biologique et du cycle de sommeil mais c’est évident que c’est quand le centre du soleil se situe à moins de 6° sous la ligne d'horizon, voyons !) par un étirement dans le lit pour réveiller le corps, une petite méditation pour se reconnecter suivie par un verre d’eau tiède avec du citron avant d'aller aux toilettes.
Dans les toilettes commencer par se laver le visage avec un lait, une mousse, une solution nettoyante, peu importe l’essentiel c’est que la peau soit propre. Puis appliquer une lotion tonique pour compléter le nettoyage et finalement appliquer une crème hydratante et un sérum avec le bout des doigts et sans coton !
Toujours dans les toilettes se brosser les dents au bicarbonate de soude pour des dents blanches sans oublier de se brosser la langue avec une brosse spéciale !
Quand on termine avec les dents, on doit penser à masser les seins avec des glaçons car le massage de glace est considéré comme très efficace pour raffermir sa poitrine. L’action du froid, sur le tissu permet aux seins d’apparaître plus fermes. Il faut prendre 2 glaçons et les masser en mouvements circulaires autour de chacun de nos seins pendant 1 minute seulement. Puis séchez les seins avec une serviette douce et mettez immédiatement un soutien-gorge bien ajusté. Juste après il faut aller se mettre en position couchée pendant 30 minutes !!! Ce qui est génial avec cette méthode c’est qu’il faut la répéter toute les heures.

Apres les seins on enfile les vêtements de sport et on saute 100 fois sur un trampoline, car faire des sauts sur un mini-trampoline est l'exercice parfait pour commencer la journée. Il suffit de légèrement sautiller : cela stimule la circulation et le drainage des ganglions lymphatiques. En plus, cela donne un bon coup de pouce à la thyroïde. Et si possible répéter cela plusieurs fois par jour. Puis terminer par 2 minutes de gainage pour les abdos.
Apres cette séance de sauts et en attendant que l’huile de noix de coco fasse son effet sur les cheveux, on se brosse la peau à sec car cette dernière se régénère et il faut éliminer la peau morte. En même temps,On écoute une bonne musique qui nous stimule, nous motive et nous inspire !

Il est entre 11h et 13h, voici un moment où l’on est rempli d’énergie. On se masse les seins avec des glaçons pendant que le cœur fait circuler le sang et donc une petite sieste est recommandée en autant qu’elle ne dépasse pas une heure, sinon cela favorise l’insomnie.

Puis c’est l’heure de se masser les seins avec les glaçons et s’allonger pour 30 min, mais aussi l’heure du déjeuner. Comme on a fait un jeune de 12 heures, on peut commencer par un bon jus vert qui detox le corps et lui donne un max de vitamines donc avec épinards, persil, concombre, pomme, poire, cèleri, la liste est longue et dépends du résultat voulu…

Il est entre 15h et 17h, on s’étire et on boit beaucoup d’eau et de thé vert pour libérer les toxines. Il faut boire plus pour uriner plus. Si l’on retient l’urine en ce moment-ci, cela favorise une perte de tonus des muscles de la vessie provocant la retenue des toxines venant de l’urine.
Il est entre 17h et 19h, c’est l’heure pour le corps d’évacuer le feu interne et évacuer les toxines tandis que les reins emmagasinent les essences. Voici un moment propice chez l’homme pour faire l’amour !!! Il est inutile de préciser que c’est l’heure du bain, le dîner et le coucher des enfants. Les mecs doivent être disponibles et prêt car si les enfants traînent un peu pour se coucher on aura raté notre heure pour faire l’amour.
On a intérêt à être au taquet en évitant de stresser et s’arranger pour que ce ne soit pas l’heure de passer le glaçon sur les seins !

Et pourquoi pas 100 sauts sur le trampoline avant de prendre la douche et préparer le dîner !

Au menu pour le dîner, du romarin pour la mémoire, du miel pour son aspect anti-inflammatoire, du curcuma car c’est antioxydant, de l’avocat pour baisser le taux de cholestérol, des légumineuses car bonnes pour le cœur et riches en fibres solubles, du brocoli car anticancéreux, une cuillère de graine de lin pour les fibres, un peu d’ail antibactérien, du gras de saumon sauvage pour les artères et finir par du chocolat noir.  

Il est maintenant l’heure de ralentir l’organisme, d’apaiser l’esprit et de se préparer pour dormir donc en d’autres termes se mettre en état de légèreté, physiquement, émotionnellement et intellectuellement.
On ouvre la fenêtre de la chambre (qu'on laissera, pour la nuit, légèrement entrouverte), on vaporise quelques gouttes d'essence de lavande sur notre oreiller, on se nettoie le visage (nettoyage, hydratation, purification) et on plonge dans un bon bain chaud avec quelques gouttes d’huiles essentielles de lavande, camomille ou mélisse avec sels de bains et surtout avec une lumière tamisée. On écoute pendant 30 min de la musique classique pour aider à endormir les poumons.

On se glisse dans un pyjama confortable, et hop sous les couvertures 20 min avant l’heure du dodo! On prend notre cahier de notes qui doit être sur la table de chevet et on écrit toutes les pensées qui nous traversent la tête. On ne se censure pas et on ne se préoccupe pas de faire de belles phrases ou d'être logique. On écrit de façon automatique, sans réfléchir.



La journée idéale des magazines est maintenant terminée, on est en forme, un esprit sain dans un corps sain, des seins fermes et une peau de bébé avec de petites choses à intégrer à notre rituel. C’est simple !  Chaque petite chose fait l’objet d’un article en soi, en les cumulant ça prend une journée mais reste à trouver le temps pour boire un café avec une copine, laver le linge, faire la vaisselle, les devoirs, les courses, faire à manger, s’occuper des enfants, gérer les activités des enfants, travailler,  bref la vie quotidienne quoi !

samedi 28 février 2015

PARIS, Avec un peu de retard,…





Sur le fronton de mon école au Liban, à l’inverse des écoles en France, il n’était pas gravé « Liberté, Egalité, Fraternité ». N’ayant pas conscience de leur importance, nous les avons jamais compris, nous n’avons jamais disserté sur ses 3 mots s’ils ne faisaient pas partie des textes de Molière, Voltaire ou autre grand écrivains du cursus, mais nous les vivons seulement !

Et pourtant, en 1990 j'avais 13 ans, je me baladais avec un copain dans les rues de mon village natal et on discutait de tout et de rien. Ce copain qui avait à peu près le même âge, était engagé depuis sa naissance avec un parti politique comme tous les membres de sa famille et essayait de me convaincre de les rejoindre. Il faut dire que j'étais parmi les rares au village à ne pas être de leur avis et qui avait sur sa table de nuit le livre « Les chemins de la liberté » de Jean-Paul Sartre pour vous aider à imaginer mon personnage !
Je me souviens très bien, comme si c'était hier, de ma phrase en réponse à ses arguments: "Aucun parti politique ne peut me représenter, ni aucun chef de parti ne peut me dicter mes pensées, moi j'ai mon avis personnel et ma seule arme sera mon crayon!"

C'était les valeurs que m'avais inculqué mon père libre-penseur. On n'avait jamais trop discuté ensemble, il était absent pour son travail et quand il revenait il devait partager son temps avec tous les membres de la famille. Mais il m'a toujours parlé de l'importance de l'éducation, de la culture et des valeurs à travers les histoires de son père aussi libre-penseur.
Ma mère de son coté, était fière de son cousin Charles Malik et ne pouvait pas s’empêcher de me rappeler leur lien de parenté à chaque fois que l’occasion se présentait. J’ai enfin fini par comprendre que dans mes veines coulait le même sang que ce diplomate, homme politique et universitaire libanais, le même sang que celui qui est un des rédacteurs de la « Déclaration universelle des droits de l’homme ».

Depuis l’âge de 5 ans, je rêvais de Paris, de la France et puis dès que j'ai eu la possibilité de partir, j'ai choisi la France comme pays d'adoption.  Le 7 Janvier 2015, une partie de l’équipe « Charlie Hebdo » est assassinée, ainsi que d’autres hommes et femmes, brigadier ou agent de maintenance. Et d’autres, plus tard. Sidération. Colère. Désolation. Impossibilité d’accepter ces morts qui ont pensé, dessiné, défendu la liberté et son pouvoir jusque quelques minutes plus tôt. Plein d’émotions dans les rues de Paris, beaucoup de désespoir sur le visages des français.

Depuis cet attentat j'ai clairement compris pourquoi cet amour pour la France. C'était comme mettre un visage sur un nom! Nous partageons beaucoup d'idéologies, en particulier la liberté profonde, la liberté de pensée, la liberté d'expression tellement chère à la France et à son histoire!!!
Depuis quatre jours je me balade dans Paris perdue, inquiète et mal dans ma peau. Aujourd’hui, je la quitte, blessée par l'infidélité, trahie par un amant qui n'a pas était au rendez-vous. Ce janvier, à l'inverse des janviers précédents, Paris a manqué à l'appel. Elle était perturbée, poignardée, sanglante, vidée de son énergie, sans son âme vivante....

On dit souvent que chaque personne a son âme sœur et durant sa vie une personne peut croiser son âme sœur ou pas. Moi mon âme sœur c'est Paris et quand elle va mal, je vais mal.



samedi 13 décembre 2014

L'effet Dominos


Ça fait un moment que j'ai envie d'écrire cet article et je remettais ça à plus tard. Mais 2 mauvaises nouvelles, 2 pertes dans mon entourage en l'espace de 2 jours m'ont poussé à écrire mes sentiments.

Une connaissance atypique, une femme qui vous marque dès la première rencontre par son caractère et sa joie de vivre, une maman de 41 ans laissant derrière elle 2 enfants et un mari a perdu jeudi sa bataille contre le cancer en l'espace de 3 semaines. Ce matin, un homme de 60 ans a à son tour perdu la vie suite à des problèmes de cœur, 2eme maladie dans le rang des maladies du siècle derrière le cancer.
Une amie à Paris a eu une opération réussie ce matin pour lui enlever la tumeur du corps, c'était la bonne nouvelle du jour mais qui ne peut que nous laisser sceptiques devant cette maladie qui nous enlève à tour de rôle et sans prévenir.

Je me souviens souvent de ma grand-mère maternelle qui avait peur du mois de février, froid et pluvieux, qui selon elle prenait les vieux. Elle se couvrait bien et se mettait à côté du feu par peur d'avoir froid, laissant le tour à un autre vieux en ce mois de février. Elle me répétait un proverbe connu au Liban :"chbat el lebbat" pour appuyer ses dires et ses craintes.

C'était il y a 25 ans!

Aujourd'hui il n'y a plus de règles, le proverbe de ma grand-mère ne vaut rien et je pense que nos enfants ne le connaîtront jamais car la mort n'atteint plus que les vieux et attends moins le mois de février pour les enlever!
Aujourd'hui, la mort est partout, déguisée le plus souvent en cancer, elle nous sépare de nos parents, de nos amis, des personnes de notre entourage tous les jours, toutes les heures ne laissant plus de place pour le bonheur ni pour les bonnes nouvelles. Nos larmes ont séchées, notre cœur est devenu de marbre et notre colère bien enracinée dans notre corps!


Ce n'est pas sans rappeler le jeu de dominos, ce jeu qui a meublé nos journées d'enfance quand on alignait debout une file de dominos et faisait vaciller le premier domino. Ce domino fait tomber le domino voisin et ainsi de suite. On adorait regarder les dominos tomber quelle que soit la longueur de la chaîne avec des yeux émerveillés face à la magie du jeu.

C'est avec ce même éblouissement que nous nous regardons l'un l'autre, nous demandons qui sera le prochain et nous attendons notre tour. Si l’effet domino, provoque une réaction en chaîne et peut se produire lorsqu'un changement mineur provoque un changement comparable à proximité, qui provoquera un autre changement similaire, et ainsi de suite au cours d'une séquence linéaire, dans la vie aujourd’hui il n'y a plus de règles, plus d'âge légal, il n'y a plus d'évidence, seule la nature sait qui sera le prochain, qui se tient derrière qui.


L'été dernier, je suis allée aux funérailles d'une cousine de mon père à l'église de mon village. Il y avait là-bas tous les vieux du village, tous les cousins et cousines de ma grand-mère, assis dans la grande salle, tristes, ils attendaient leur tour pour faire leur devoir vis à vis de la famille de la défunte. J'ai réalisé à ce moment que la mort a sauté une génération, j'ai réalisé qu'il y a un problème dans notre façon de vivre, notre consommation, notre hygiène de vie! Il est temps d'agir, il est temps d'arrêter l'effet dominos, de revenir à la règle de base, à mourir vieux......


Je termine par une quote de "games of thrones" que j’adore, que je répète et qui me motive:

- There is only one god, and His name is Death. And there is only one thing we say to Death: "not today".

samedi 22 novembre 2014

Au secours de mon karma




Il m'a fallu un choc de taille pour commencer à apprendre à vivre, à comprendre mon passage sur terre, à m'intéresser à l'au-delà.
Il m'a fallu une perte inestimable pour me motiver à préserver mon petit foyer d'une souffrance insurmontable.


Depuis bientôt 2 ans, je cherche des réponses au fond de moi, je scrute les étoiles, je mate l'univers, je questionne la vie!
Depuis bientôt 2 ans, je multiplie les rencontres intéressantes, je m'ouvre à de nouvelles cultures, je me plonge dans un nouveau genre de lecture, je travaille mon moi réel, mon âme et mon corps  physique.
Depuis bientôt 2 ans, On me parle de chakras, de méditation, de divinité. On me parle de corps physique, corps astral, corps vital et corps mental. On me parle d'aligner mes 7 corps, mes nadis, mes centres d'énergie.
On me parle de nourriture sans gluten, de végétarisme, de jus verres, de performances physiques....


J'avais jamais autant compris l'expression "un esprit sain dans un corps sain" ou "vie-apparence-qualité" ou encore "rien ne se perd, tout se transforme". C'est un travail de longue haleine dans un monde moderne et pas adapté.


Ce n'est pas un chemin facile ou un fleuve tranquille, il y a des hauts et des bas, des écarts, des motivations en berne et des moments difficiles où l'utile ne se joint pas à l'agréable. Je n'arrive pas encore à me rapprocher de la perfection, je n'arrive pas encore à aligner ma tête, mon cœur et mon corps pour commencer.


Récemment mon karma a décidé de me jouer des tours. L'autre soir,  à une soirée dansante brésilienne, je me déhanchais sur une salsa dans les bras de mon homme, quand soudain une force me tire en arrière et me prend par la main avec un mouvement fort et déterminé. Je me retourne pour découvrir à ma grande surprise une dame d'un certain âge m'inviter à danser la salsa avec elle.
Bouleversée, je me prête au jeu en essayant de comprendre ce qui vient de se passer. La soirée terminée, tout retourne à la normal et la danse n'a pas eu d'incidence, j'ai déjà tout oublié, jusqu'à hier soir quand je rencontre une belle femme à un dîner organisé chez des copains !

C'était un diner très agréable d'un vendredi soir en fin de semaine. Une occasion pour réunir 9 personnes à Marrakech venant des 4 coins du globe, de Nouvelle-Zélande, de France, du Liban, du Royaume-Uni, de Columbia et du Maroc dans une somptueuse et gigantesque villa avec un bar privé au coin d'un magnifique feu dans une cheminée à ornementation digne d'un beau château médiéval.


Il y avait 5 ravissants quadragénaires et 4 femmes. Quelques apéros, un diner servi avec une orfèvrerie chinée dans les ventes aux enchères des plus grands palaces parisiens, une musique envoutante et une dégustions de cocktails improvisés au bar plus tard, une facette déjantée d'une belle jeune femme se dévoile et me tire encore une fois du rayon de protection de mon homme pour m'offrir accolades, compliments, propositions surprenantes, cours de salsa et terminer dans les toilettes en soutien moral pendant un détour au petit coin. Pourquoi moi, me dis-je au réveil!


Je veux bien aligner, méditer, vivre, mais il y a un truc qui cloche! Je suis en train de perdre mon effort, mon effort de plaire à mon mari-idéal, mon effort de bien-être.  Mon karma dévoile mon épanouissement interne, mon rayonnement, ma tranquillité secrète et attire l'opposé de mes désirs, il envoie des signaux erronés, il me joue des tours, il est perturbé, il est en train de partir en live!


Comment y remédier? Le ressaisir? Comment le remettre sur le bon chemin? C'est quoi le message derrière tout cela?
Dès demain, je lance un appel aux spécialistes cosmiques et je me remets à la recherche de travail fixe sur des chantiers, dans le monde du bâtiment, le monde des hommes machistes et des réflexions déplacées !