jeudi 8 octobre 2015

Une journée parfaite

J’ai rien écrit en 2015, j’ai du retard, les sujets ne manquent pas mais le temps lui me fuit….. J’ai déjà signalé que je suis une mère au foyer débordée, j’ai toujours pensé que 24hr par jour ce n’est pas assez… on me dit de ralentir, de profiter du moment présent, de penser à moi. En théorie c’est joli mais je veux tout faire, je veux profiter et m’éclater à ma façon.
J’adore lire les magazines de filles, les sujets de distraction, lire à propos de la beauté, la mode ou même la cuisine…. Ça peut être ma notion de détente à un moment précis. Exit les textes sur l’architecture, l’au-delà, la méditation, la spiritualité et vive les romans, les hallmark movies et les gossips…..

Ce matin, autour d’un café, une amie m’a envoyé une image sur whatsapp à propos de l’horloge énergétique du corps humain qui  nous indique les principales caractéristiques spécifiques à chaque période d'une journée. Une personne en harmonie avec son horloge biologique gagne en vitalité tout en évitant le gaspillage de son énergie vitale, son Qi.
En bref, c’est une technique pour optimiser différents aspects de la vie dont la santé, la beauté, la longévité, la qualité d'être et la qualité de vie. Super !!!

Dans la voiture, sur le chemin du retour, tous les articles que j’ai lu dans les magazines ont refait surface dans ma tête, s’entremêlant les uns aux autres ce qui a créé un énorme bug de mon cerveau. Ce dernier n’arrivait plus à analyser les donner ni à les classer par ordres chronologique sur une journée.

Je m’explique et je résume……

Une journée type dans la vie d’une femme qui cherche à être en phase avec son corps, sa santé, son image et la société commence, au réveil (bien sur l’heure dépend de l’horloge biologique et du cycle de sommeil mais c’est évident que c’est quand le centre du soleil se situe à moins de 6° sous la ligne d'horizon, voyons !) par un étirement dans le lit pour réveiller le corps, une petite méditation pour se reconnecter suivie par un verre d’eau tiède avec du citron avant d'aller aux toilettes.
Dans les toilettes commencer par se laver le visage avec un lait, une mousse, une solution nettoyante, peu importe l’essentiel c’est que la peau soit propre. Puis appliquer une lotion tonique pour compléter le nettoyage et finalement appliquer une crème hydratante et un sérum avec le bout des doigts et sans coton !
Toujours dans les toilettes se brosser les dents au bicarbonate de soude pour des dents blanches sans oublier de se brosser la langue avec une brosse spéciale !
Quand on termine avec les dents, on doit penser à masser les seins avec des glaçons car le massage de glace est considéré comme très efficace pour raffermir sa poitrine. L’action du froid, sur le tissu permet aux seins d’apparaître plus fermes. Il faut prendre 2 glaçons et les masser en mouvements circulaires autour de chacun de nos seins pendant 1 minute seulement. Puis séchez les seins avec une serviette douce et mettez immédiatement un soutien-gorge bien ajusté. Juste après il faut aller se mettre en position couchée pendant 30 minutes !!! Ce qui est génial avec cette méthode c’est qu’il faut la répéter toute les heures.

Apres les seins on enfile les vêtements de sport et on saute 100 fois sur un trampoline, car faire des sauts sur un mini-trampoline est l'exercice parfait pour commencer la journée. Il suffit de légèrement sautiller : cela stimule la circulation et le drainage des ganglions lymphatiques. En plus, cela donne un bon coup de pouce à la thyroïde. Et si possible répéter cela plusieurs fois par jour. Puis terminer par 2 minutes de gainage pour les abdos.
Apres cette séance de sauts et en attendant que l’huile de noix de coco fasse son effet sur les cheveux, on se brosse la peau à sec car cette dernière se régénère et il faut éliminer la peau morte. En même temps,On écoute une bonne musique qui nous stimule, nous motive et nous inspire !

Il est entre 11h et 13h, voici un moment où l’on est rempli d’énergie. On se masse les seins avec des glaçons pendant que le cœur fait circuler le sang et donc une petite sieste est recommandée en autant qu’elle ne dépasse pas une heure, sinon cela favorise l’insomnie.

Puis c’est l’heure de se masser les seins avec les glaçons et s’allonger pour 30 min, mais aussi l’heure du déjeuner. Comme on a fait un jeune de 12 heures, on peut commencer par un bon jus vert qui detox le corps et lui donne un max de vitamines donc avec épinards, persil, concombre, pomme, poire, cèleri, la liste est longue et dépends du résultat voulu…

Il est entre 15h et 17h, on s’étire et on boit beaucoup d’eau et de thé vert pour libérer les toxines. Il faut boire plus pour uriner plus. Si l’on retient l’urine en ce moment-ci, cela favorise une perte de tonus des muscles de la vessie provocant la retenue des toxines venant de l’urine.
Il est entre 17h et 19h, c’est l’heure pour le corps d’évacuer le feu interne et évacuer les toxines tandis que les reins emmagasinent les essences. Voici un moment propice chez l’homme pour faire l’amour !!! Il est inutile de préciser que c’est l’heure du bain, le dîner et le coucher des enfants. Les mecs doivent être disponibles et prêt car si les enfants traînent un peu pour se coucher on aura raté notre heure pour faire l’amour.
On a intérêt à être au taquet en évitant de stresser et s’arranger pour que ce ne soit pas l’heure de passer le glaçon sur les seins !

Et pourquoi pas 100 sauts sur le trampoline avant de prendre la douche et préparer le dîner !

Au menu pour le dîner, du romarin pour la mémoire, du miel pour son aspect anti-inflammatoire, du curcuma car c’est antioxydant, de l’avocat pour baisser le taux de cholestérol, des légumineuses car bonnes pour le cœur et riches en fibres solubles, du brocoli car anticancéreux, une cuillère de graine de lin pour les fibres, un peu d’ail antibactérien, du gras de saumon sauvage pour les artères et finir par du chocolat noir.  

Il est maintenant l’heure de ralentir l’organisme, d’apaiser l’esprit et de se préparer pour dormir donc en d’autres termes se mettre en état de légèreté, physiquement, émotionnellement et intellectuellement.
On ouvre la fenêtre de la chambre (qu'on laissera, pour la nuit, légèrement entrouverte), on vaporise quelques gouttes d'essence de lavande sur notre oreiller, on se nettoie le visage (nettoyage, hydratation, purification) et on plonge dans un bon bain chaud avec quelques gouttes d’huiles essentielles de lavande, camomille ou mélisse avec sels de bains et surtout avec une lumière tamisée. On écoute pendant 30 min de la musique classique pour aider à endormir les poumons.

On se glisse dans un pyjama confortable, et hop sous les couvertures 20 min avant l’heure du dodo! On prend notre cahier de notes qui doit être sur la table de chevet et on écrit toutes les pensées qui nous traversent la tête. On ne se censure pas et on ne se préoccupe pas de faire de belles phrases ou d'être logique. On écrit de façon automatique, sans réfléchir.



La journée idéale des magazines est maintenant terminée, on est en forme, un esprit sain dans un corps sain, des seins fermes et une peau de bébé avec de petites choses à intégrer à notre rituel. C’est simple !  Chaque petite chose fait l’objet d’un article en soi, en les cumulant ça prend une journée mais reste à trouver le temps pour boire un café avec une copine, laver le linge, faire la vaisselle, les devoirs, les courses, faire à manger, s’occuper des enfants, gérer les activités des enfants, travailler,  bref la vie quotidienne quoi !

samedi 28 février 2015

PARIS, Avec un peu de retard,…





Sur le fronton de mon école au Liban, à l’inverse des écoles en France, il n’était pas gravé « Liberté, Egalité, Fraternité ». N’ayant pas conscience de leur importance, nous les avons jamais compris, nous n’avons jamais disserté sur ses 3 mots s’ils ne faisaient pas partie des textes de Molière, Voltaire ou autre grand écrivains du cursus, mais nous les vivons seulement !

Et pourtant, en 1990 j'avais 13 ans, je me baladais avec un copain dans les rues de mon village natal et on discutait de tout et de rien. Ce copain qui avait à peu près le même âge, était engagé depuis sa naissance avec un parti politique comme tous les membres de sa famille et essayait de me convaincre de les rejoindre. Il faut dire que j'étais parmi les rares au village à ne pas être de leur avis et qui avait sur sa table de nuit le livre « Les chemins de la liberté » de Jean-Paul Sartre pour vous aider à imaginer mon personnage !
Je me souviens très bien, comme si c'était hier, de ma phrase en réponse à ses arguments: "Aucun parti politique ne peut me représenter, ni aucun chef de parti ne peut me dicter mes pensées, moi j'ai mon avis personnel et ma seule arme sera mon crayon!"

C'était les valeurs que m'avais inculqué mon père libre-penseur. On n'avait jamais trop discuté ensemble, il était absent pour son travail et quand il revenait il devait partager son temps avec tous les membres de la famille. Mais il m'a toujours parlé de l'importance de l'éducation, de la culture et des valeurs à travers les histoires de son père aussi libre-penseur.
Ma mère de son coté, était fière de son cousin Charles Malik et ne pouvait pas s’empêcher de me rappeler leur lien de parenté à chaque fois que l’occasion se présentait. J’ai enfin fini par comprendre que dans mes veines coulait le même sang que ce diplomate, homme politique et universitaire libanais, le même sang que celui qui est un des rédacteurs de la « Déclaration universelle des droits de l’homme ».

Depuis l’âge de 5 ans, je rêvais de Paris, de la France et puis dès que j'ai eu la possibilité de partir, j'ai choisi la France comme pays d'adoption.  Le 7 Janvier 2015, une partie de l’équipe « Charlie Hebdo » est assassinée, ainsi que d’autres hommes et femmes, brigadier ou agent de maintenance. Et d’autres, plus tard. Sidération. Colère. Désolation. Impossibilité d’accepter ces morts qui ont pensé, dessiné, défendu la liberté et son pouvoir jusque quelques minutes plus tôt. Plein d’émotions dans les rues de Paris, beaucoup de désespoir sur le visages des français.

Depuis cet attentat j'ai clairement compris pourquoi cet amour pour la France. C'était comme mettre un visage sur un nom! Nous partageons beaucoup d'idéologies, en particulier la liberté profonde, la liberté de pensée, la liberté d'expression tellement chère à la France et à son histoire!!!
Depuis quatre jours je me balade dans Paris perdue, inquiète et mal dans ma peau. Aujourd’hui, je la quitte, blessée par l'infidélité, trahie par un amant qui n'a pas était au rendez-vous. Ce janvier, à l'inverse des janviers précédents, Paris a manqué à l'appel. Elle était perturbée, poignardée, sanglante, vidée de son énergie, sans son âme vivante....

On dit souvent que chaque personne a son âme sœur et durant sa vie une personne peut croiser son âme sœur ou pas. Moi mon âme sœur c'est Paris et quand elle va mal, je vais mal.



samedi 13 décembre 2014

L'effet Dominos


Ça fait un moment que j'ai envie d'écrire cet article et je remettais ça à plus tard. Mais 2 mauvaises nouvelles, 2 pertes dans mon entourage en l'espace de 2 jours m'ont poussé à écrire mes sentiments.

Une connaissance atypique, une femme qui vous marque dès la première rencontre par son caractère et sa joie de vivre, une maman de 41 ans laissant derrière elle 2 enfants et un mari a perdu jeudi sa bataille contre le cancer en l'espace de 3 semaines. Ce matin, un homme de 60 ans a à son tour perdu la vie suite à des problèmes de cœur, 2eme maladie dans le rang des maladies du siècle derrière le cancer.
Une amie à Paris a eu une opération réussie ce matin pour lui enlever la tumeur du corps, c'était la bonne nouvelle du jour mais qui ne peut que nous laisser sceptiques devant cette maladie qui nous enlève à tour de rôle et sans prévenir.

Je me souviens souvent de ma grand-mère maternelle qui avait peur du mois de février, froid et pluvieux, qui selon elle prenait les vieux. Elle se couvrait bien et se mettait à côté du feu par peur d'avoir froid, laissant le tour à un autre vieux en ce mois de février. Elle me répétait un proverbe connu au Liban :"chbat el lebbat" pour appuyer ses dires et ses craintes.

C'était il y a 25 ans!

Aujourd'hui il n'y a plus de règles, le proverbe de ma grand-mère ne vaut rien et je pense que nos enfants ne le connaîtront jamais car la mort n'atteint plus que les vieux et attends moins le mois de février pour les enlever!
Aujourd'hui, la mort est partout, déguisée le plus souvent en cancer, elle nous sépare de nos parents, de nos amis, des personnes de notre entourage tous les jours, toutes les heures ne laissant plus de place pour le bonheur ni pour les bonnes nouvelles. Nos larmes ont séchées, notre cœur est devenu de marbre et notre colère bien enracinée dans notre corps!


Ce n'est pas sans rappeler le jeu de dominos, ce jeu qui a meublé nos journées d'enfance quand on alignait debout une file de dominos et faisait vaciller le premier domino. Ce domino fait tomber le domino voisin et ainsi de suite. On adorait regarder les dominos tomber quelle que soit la longueur de la chaîne avec des yeux émerveillés face à la magie du jeu.

C'est avec ce même éblouissement que nous nous regardons l'un l'autre, nous demandons qui sera le prochain et nous attendons notre tour. Si l’effet domino, provoque une réaction en chaîne et peut se produire lorsqu'un changement mineur provoque un changement comparable à proximité, qui provoquera un autre changement similaire, et ainsi de suite au cours d'une séquence linéaire, dans la vie aujourd’hui il n'y a plus de règles, plus d'âge légal, il n'y a plus d'évidence, seule la nature sait qui sera le prochain, qui se tient derrière qui.


L'été dernier, je suis allée aux funérailles d'une cousine de mon père à l'église de mon village. Il y avait là-bas tous les vieux du village, tous les cousins et cousines de ma grand-mère, assis dans la grande salle, tristes, ils attendaient leur tour pour faire leur devoir vis à vis de la famille de la défunte. J'ai réalisé à ce moment que la mort a sauté une génération, j'ai réalisé qu'il y a un problème dans notre façon de vivre, notre consommation, notre hygiène de vie! Il est temps d'agir, il est temps d'arrêter l'effet dominos, de revenir à la règle de base, à mourir vieux......


Je termine par une quote de "games of thrones" que j’adore, que je répète et qui me motive:

- There is only one god, and His name is Death. And there is only one thing we say to Death: "not today".

samedi 22 novembre 2014

Au secours de mon karma




Il m'a fallu un choc de taille pour commencer à apprendre à vivre, à comprendre mon passage sur terre, à m'intéresser à l'au-delà.
Il m'a fallu une perte inestimable pour me motiver à préserver mon petit foyer d'une souffrance insurmontable.


Depuis bientôt 2 ans, je cherche des réponses au fond de moi, je scrute les étoiles, je mate l'univers, je questionne la vie!
Depuis bientôt 2 ans, je multiplie les rencontres intéressantes, je m'ouvre à de nouvelles cultures, je me plonge dans un nouveau genre de lecture, je travaille mon moi réel, mon âme et mon corps  physique.
Depuis bientôt 2 ans, On me parle de chakras, de méditation, de divinité. On me parle de corps physique, corps astral, corps vital et corps mental. On me parle d'aligner mes 7 corps, mes nadis, mes centres d'énergie.
On me parle de nourriture sans gluten, de végétarisme, de jus verres, de performances physiques....


J'avais jamais autant compris l'expression "un esprit sain dans un corps sain" ou "vie-apparence-qualité" ou encore "rien ne se perd, tout se transforme". C'est un travail de longue haleine dans un monde moderne et pas adapté.


Ce n'est pas un chemin facile ou un fleuve tranquille, il y a des hauts et des bas, des écarts, des motivations en berne et des moments difficiles où l'utile ne se joint pas à l'agréable. Je n'arrive pas encore à me rapprocher de la perfection, je n'arrive pas encore à aligner ma tête, mon cœur et mon corps pour commencer.


Récemment mon karma a décidé de me jouer des tours. L'autre soir,  à une soirée dansante brésilienne, je me déhanchais sur une salsa dans les bras de mon homme, quand soudain une force me tire en arrière et me prend par la main avec un mouvement fort et déterminé. Je me retourne pour découvrir à ma grande surprise une dame d'un certain âge m'inviter à danser la salsa avec elle.
Bouleversée, je me prête au jeu en essayant de comprendre ce qui vient de se passer. La soirée terminée, tout retourne à la normal et la danse n'a pas eu d'incidence, j'ai déjà tout oublié, jusqu'à hier soir quand je rencontre une belle femme à un dîner organisé chez des copains !

C'était un diner très agréable d'un vendredi soir en fin de semaine. Une occasion pour réunir 9 personnes à Marrakech venant des 4 coins du globe, de Nouvelle-Zélande, de France, du Liban, du Royaume-Uni, de Columbia et du Maroc dans une somptueuse et gigantesque villa avec un bar privé au coin d'un magnifique feu dans une cheminée à ornementation digne d'un beau château médiéval.


Il y avait 5 ravissants quadragénaires et 4 femmes. Quelques apéros, un diner servi avec une orfèvrerie chinée dans les ventes aux enchères des plus grands palaces parisiens, une musique envoutante et une dégustions de cocktails improvisés au bar plus tard, une facette déjantée d'une belle jeune femme se dévoile et me tire encore une fois du rayon de protection de mon homme pour m'offrir accolades, compliments, propositions surprenantes, cours de salsa et terminer dans les toilettes en soutien moral pendant un détour au petit coin. Pourquoi moi, me dis-je au réveil!


Je veux bien aligner, méditer, vivre, mais il y a un truc qui cloche! Je suis en train de perdre mon effort, mon effort de plaire à mon mari-idéal, mon effort de bien-être.  Mon karma dévoile mon épanouissement interne, mon rayonnement, ma tranquillité secrète et attire l'opposé de mes désirs, il envoie des signaux erronés, il me joue des tours, il est perturbé, il est en train de partir en live!


Comment y remédier? Le ressaisir? Comment le remettre sur le bon chemin? C'est quoi le message derrière tout cela?
Dès demain, je lance un appel aux spécialistes cosmiques et je me remets à la recherche de travail fixe sur des chantiers, dans le monde du bâtiment, le monde des hommes machistes et des réflexions déplacées !



mercredi 17 septembre 2014

Le plaisir de concevoir


De retour devant mon ordinateur, mes croquis et mes projets, je m’adonne à ma plus grande passion qui est la conception, l’architecture. L’idée de pouvoir concevoir des bâtiments dans les moindres détails me fascine.

Enfant, pour passer du temps avec mon père ingénieur, je me souviens que j’allais le voir étudier des plans étalés sur la table de la salle à manger. Je pense que ces moments passés auprès de lui, à le regarder travailler, m’ont donné envie de faire ce métier.
Il y a aussi le mari de ma cousine, son copain à l’époque, qui est ingénieur mécanique. Je passais beaucoup de temps avec lui car je passais beaucoup de temps avec ma cousine. Je le voyais préparer ses cours, dessiner des plans et il me faisait même travailler pour lui afin d’aller vite, j’avais 11 ans à l’époque. C’était un plaisir de dessiner des câbles pour relier les plafonniers sur les plans d’électricité. 
Les plans de mon enfance sont à jamais gravés dans mon cerveau.

Ce que cet apprentissage m’a apporté de plus précieux, c’est la notion de qualité, le sens de l’organisation, l’attention portée aux détails et la connaissance des moyens à mettre en œuvre pour produire de la qualité.

Toute construction ou édification de bâtiments, des plus petits au plus grands, est précédée par une lente et laborieuse élaboration. Une étape d’imagination, de rêves et délires traduite par des plans, coupes et façades tracés sur des planches à dessins ou ordinateurs et pas perceptible à l’œil humain. Comme nous disait notre prof, seul les oiseaux ou Dieu pourront voir le plan masse, seul un observateur situé à l’infini peut voir l’élévation ! En ce qui concerne la coupe, personne ne peut la voir en dehors des acteurs surréalistes des films hollywoodiens, ou les témoins d’une guerre ou une bombe a coupé le bâtiment en deux.

Quand il s’agit de concevoir, de former des systèmes cohérents, de donner un sens, l’architecte écrit l’espace habitable, se raconte une histoire et s’imagine des scénarios. a la fin, il faut ajouter arbres, voitures et personnages sur les dessins, ajouter une vie sensible, émotionnelle qui animera cette construction mentale. C’est le moment du rendu final.

J’avais oublié ce plaisir, le plaisir d’imaginer des vies entre les murs que nous venons de dessiner. Ajouter une femme sur le balcon, un homme dans la chambre, une voiture dans le parking, des enfants dans le jardin, un chien à l’entrée….

J’avais oublié le temps passé à raconter des histoires, à imaginer les utilisateurs prendre connaissance des lieux, les amoureux se cacher dans une grotte dans un parc public, les histoires d’amour qui naissent entre personnes âgées dans une maison de retraite, la femme qui cache son amant dans une armoire avec sortie sur le balcon dans un immeuble de logements.
Un ami chez Bouygues immobilier, encore client à l’époque, nous avait raconté l’histoire de cet architecte qui avait mis des personnes nues sur ses coupes et façades ce qui avait déclenché un rire hilarant.

J’avais oublié que l’architecture n’est rien sans ambition, sans passion, sans plaisir, le plaisir de concevoir qui n’est autre que le plaisir de créer du plaisir !


vendredi 5 septembre 2014

L'art de décorer, avis à tous les motards



Le point de rencontre de mon village natal pour tous les vacanciers et résidents est le petit club de sport fondé par mon père il y a des années.

C’est un point de rencontre pour petits, grands, sportifs et mamans surveillants leurs futurs champions tous les jours de 17h à pas d’heure !
La direction a même installé une projection pour les amateurs du ballon rond et de la coupe du monde incitant de cette façon les gens du village à venir se rassembler au nom du sport et partager une passion commune.

Cet été, due à la situation politico-économique du pays et la peur de trop bouger, le rassemblement ne s’est pas limité à la population résidente dans le village ou les expatriés revenus passer un peu de vacances mais c’est répandue dans les rangs d’autres communautés en particulier les réfugiés syriens !

Les sportifs au sein de cette communauté étrangère ont établi leurs camps au club aussi et ont été intégré par nos enfants dans leurs équipes allant jusqu’à jouer au nom du village dans les tournois tandis que les amateurs de moto défilent pour nous exposer leur dernier exploit en matière de conduite et de décoration.

Hier, une moto garée devant le portail d’accès a attiré toute mon attention. J’ai veillé à la prendre en photo et la partager car un tel chef d’œuvre mérite cette attention. Les couleurs, les matières, le travail et les films de protection sont des projets en soi, un travail minutieux et un bricolage de gout exceptionnel à faire rougir tous les motards.

Je partage mais n’émet aucun commentaire pour vous permettre de faire votre propre avis.


lundi 12 mai 2014

Comment éviter une mort subite


Depuis que j'ai commencé à faire des séminaires avec les potes de Singapour, j'ai changé ma vision de voir les choses. J’ai repris confiance en moi après 2 ans de rudes épreuves et j'ai commencé à appliquer leurs conseils dans ma vie de tous les jours, à manger sainement, à faire du sport, éviter les aliments acides et être en bonne condition physique.
Je cherche aujourd'hui à aider mon âme faire son travail sur terre le plus longtemps possible dans un corps sain et donc à éviter les maladies, le cancer ou les problèmes cardiovasculaires qui courent dans ma famille et auxquels je suis prédisposée comme me le rappelle tout gentiment ma gynécologue à chaque visite!

C’est un travail de régulier, une détermination et une conviction. C’est un choix de vie assez personnel mais qui peut avoir un impact sur la population si on s’y met tous à croire l'étude, publiée dans la revue médicale The Lancet et relayée par leHuffington Post !
Selon une équipe de scientifiques de l'Imperial College de Londres, modifier, même un peu, notre mode de vie de façon à le rendre plus sain permettrait d'éviter 37 millions de décès prématurés à l'échelle de la planète et d'ici à 2025.

Donc il serait facile d'influer et d'améliorer l’espérance de vie de la population mondiale. Mais cette étude ne prend pas en compte tous les facteurs de notre vie de tous les jours. Je m’explique !

Il y a 2 semaines, les ouvriers sont venus, pour une première tentative, me poser une canisse sur la pergola devant mon salon afin de pouvoir profiter pleinement de ma terrasse avec la chaleur qui arrive. Par curiosité professionnelle, manque de supervision de la part de leur chef et la façon de travailler ici, j'ai décidé de surveiller les travaux.

Les canisses sont livrées avec des dimensions bien définies à un emplacement bien défini entre poteaux pour éviter le chevauchement. Ayant en tête cette information, je m’attendais à ce que les ouvriers prennent les mesures des entre-axes et les comparer avec celles des canisses posées par terre avant de les poser sur la pergola. Mais, pour faire à la façon locale, le mec est monté sur la pergola en bois, sans aucune protection, il a commencé par poser les canisses puis il s’est rendu compte que ce n’est pas le bon ordre ! Il a commencé par prendre les mesures, perché dans le vide juste au-dessus de ma tête ! J’avais le cœur qui battait à 100 à l’heure, une montée d’adrénaline comme si je regardais une vidéo de sports extrêmes, mais c’est surtout car j’étais sidérée par la façon de faire, par l’absence de logique, par le manque de communication entre chef et ouvriers.
A la fin, ils ont fini par poser 2 des 3 canisses sur la pergola, évidemment pas dans le bon ordre, ils sont revenu après pour les démonter et les refaire car ils se sont rendu compte qu’ils avaient ramené une canisse d’un autre projet au lieu de prendre la bonne. Il manque à ce jour toujours une partie !

D’un autre cote, je vais visiter, il y a 2 jours, un autre chantier pour faire une offre de mission. Je me rends compte qu’au Maroc, sur beaucoup de chantier, la sécurité des gens sur un chantier n’est pas de l’ordre du jour voire pas importante. La mission SPS n’est pas obligatoire !
Bon un ouvrier en moins ou en plus ça ne change rien, les salaires sont bas et puis de toute façon la vie d’une personne ne vaut rien donc on économise une mission de coordination et tout le monde est gagnant si le chantier se termine sans chute mortelle. Vu que les passerelles à l’étage ne sont pas sécurisées, les passages se font dans le vide, les gardes corps provisoires de protection sont inexistant pour une économie de bois, une excellence en acrobatie et équilibre peut s’avérer utile pour les ouvriers.

Et puis d’un coup, après quelques jours de chantier, quelques battement de cœur et quelques montées d’adrénaline, je me suis rendu compte que ce n'est pas en mangeant sainement que je vais vivre plus longtemps mais c'est en évitant de travailler sur un chantier ou travailler tout court au Maroc que je vais éviter une crise cardiaque!