lundi 1 juin 2020

Mon enfant intérieure


J’ai fait un rêve cette nuit, un très beau rêve d’une sérénité paisible, d’un calme absolu et d’une tranquillité éternelle. Un rêve apaisant que j’aurais voulu qu’il soit une réalité durable au point de ne pas vouloir me réveiller ce matin.

J’ai fait un rêve dans lequel il y avait une normalité que j’ai perdu il y a un moment maintenant, il y avait autour de moi mes deux parents encore vivants. Ils n’ont rien dit, ils n’ont rien fait mais ils étaient présents. Une présence qui était  rassurante, tranquillisante et sécurisante.

Depuis mon réveil ce matin, je n’arrive pas à m’empêcher de revivre ce rêve mais le plus important c’est l’envie que j’ai de revivre cet état de sérénité.

Toutes mes recherches sur l’intelligence émotionnelle, mes lectures sur les maux du corps, mes séances de rééquilibrage d'énergie se sont alignées cette nuit pour me faire réaliser une vérité: mon enfant intérieur a besoin d’être rassuré. Pour expliquer ce que je décris par l’enfant intérieur, je vais citer Charles Whitfield qui pour lui c’est « cette entité vivante, énergique, créatrice et comblée qui vibre en chacun de nous, c’est-à-dire notre moi véritable, celui ou celle que nous sommes vraiment. »  

Cette vérité je la connais, je discute beaucoup de cela avec mes amies qui traversent des crises existentielles, avec des énergéticiennes qui m’accompagnent ou avec mes enfants mais je n’ai jamais réalisé l’importance de cela et la sérénité que cela procure jusqu’à hier car j’ai vécu ce beau sentiment de bienveillance, ce sentiment de paix, assuré par la présence de mes parents. Mon enfant intérieur m'a envoyé un message, il  pleure sa perte, angoisse de solitude, me demande d’être présente et de le prendre en charge en tant qu’adulte aimant.


Depuis que je suis devenue maman, mon attention c’est tournée vers mes enfants, j’ai mis en application toutes mes connaissances en la matière pour combler leur besoin, être à l’écoute de leurs histoires, les rassurer face aux événements de la vie, et essayer au max d’éviter les blessures émotionnelles futures. Dans le temps passé à donner de l’amour inconditionnel aux êtres chers que j’ai mis au monde, j’ai appris l’amour que peut porter un parent à son enfant et en l’occurrence l’amour inconditionnelle de mes parents envers moi ainsi que la capacité de leur présence seulement à me procurer paix et sécurité. Ils sont les seuls qui veillent sur mon bien-être et m'aiment vraiment et sans retour.

Ainsi depuis la perte de mes 2 piliers, je me suis rendue compte de la souffrance de cet enfant et que, au même titre que mes enfants, il a aussi besoin de moi!
J’avais négligé mon enfant intérieur qui s’est avéré meurtri et qui a besoin de soins, d’amour, de sécurité, de reconnaissance pour renouer avec la joie, la créativité, l’insouciance, la spontanéité et le respect.

Mes parents m’aimaient, me rassuraient, me consolaient, aujourd’hui cette énergie a disparu et cette assurance me manque. Et comme l’univers aime bien faire les choses, mi-septembre un événement a ravivé des traumatismes de mon enfance, en particulier des blessures d’injustices et de trahison et  m’a poussé à claquer les portes du passé et à les refermer à double tour. C’était ma stratégie de défense  car je ressentais trop de colère et de tristesse. Mais la fuite n’a pas été suffisante, depuis j’ai traîné trop de fatigue et de spleen. Aujourd’hui j’ai compris que pour m’en sortir je dois faire face à mes vieux démons, je dois m’aimer, je dois guérir mon enfant intérieur, et c’est ce que ce rêve m’a prouvé. C’était mon message de l’au-delà !




jeudi 23 avril 2020

Guerre et Coronavirus


Cela fait maintenant 5 semaines que nous sommes en confinement à la maison et cela fait 5 semaines aussi que j’ai envie d’écrire. J’ai plusieurs sujets à relater mais aussi hallucinant que ça puisse l’être, je ne trouve pas le temps de le faire. Je sais qu’en ce moment nous ne pouvons pas sortir de la maison, que le temps c’est tout ce que nous avons mais avec les activités à faire, les cours de sport à ne pas manquer, les repas à préparer, les challenges à relever, un mari à occuper, 2 enfants à gérer et l’école à la maison le temps passe vite et les journées deviennent trop courtes. En plus je consacre un peu de temps l’après-midi pour prendre des nouvelles à tour de rôle de mes copines éparpillées dans le monde, dans des pays différents avec un niveau d’épidémie diffèrent.

Quand la situation a commencé à changer au Maroc et quand on a eu vent d’un probable état d’urgence et d’un confinement obligatoire, les gens se sont rués dans les supermarchés pour faire des stocks de nourriture. Ce qui fait que J’ai reçu 3 appels d’amis différents me demandant conseil sur le stock à faire, un exemple de produits à acheter et des conseils pour bien préparer les réserves. J’ai été la personne leur venant à l’esprit car je rempli la catégorie « a déjà vécu une guerre » en tant que libanaise d’origine, je suis parmi les rares dans leur entourage et notre génération à avoir vécu un confinement avant. Mes enfants, qui ont entendu mes conversations téléphoniques, ont commencé à me questionné eux aussi sur mes récits de guerre.

L’idée de la guerre est venue à l’esprit des gens quand notre cher chef de l’Etat, Emanuel Macron, a comparé la situation liée au Coronavirus à un état de guerre lors de son allocution du 12 Mars 2020 concernant la crise sanitaire du moment. A six reprises, sur un ton martial visant à mobiliser contre un « ennemi invisible » le chef de l’Etat a répété : « nous sommes en guerre ». Une anaphore que je juge bien alarmiste, dangereuse et sème la panique.
Si pour certaines personnes ayant vécues la deuxième guerre mondiale en France en 1939, il peut y avoir une similitude et que le comparatif peut être juste, je peux comprendre qu’ils font allusion à la peur vis-à-vis des gaz, des armes chimiques et biologiques.

Mais pour moi, ayant vécu pendant mon enfance plusieurs guerres au Liban, j'ai une idée bien précise de cette dernière. La guerre c’est la lutte armée entre états, c’est un conflit armé entre deux milices au sein d’un même état, c’est une guerre civile, une guerre de sécession ou une guerre révolutionnaire. La guerre c’est une forme de violence, c’est les bombes qui anéantissent les villes et tuent des militaires mais aussi des innocents, des femmes et des enfants.
La guerre c’est la peur quand retentissent les sirènes, la course pour se mettre à l’abri, l’expérience du déracinement, du combat pour la survie, la hantise d’être déchiqueté, voire réduit à néant par des bombes d’une puissance sans cesse renouvelée, l’attente de la mort a l’approche des assauts et une forme d’épuisement mental et physique.
La guerre c’est la famine, les tickets de rationnement, la pénurie des denrées alimentaires et la dégradation des conditions d’existence.
La guerre c’est surtout notre sentiment d’impuissance contre cet ennemi qui réduira sous nos yeux nos êtres aimés en cendre, coupés en morceaux ou tués dans d’atroces et odieuses conditions, de barbarie, le sentiment que le ciel nous tombe sur la tête.

C’est vrai que je ne suis pas à mon premier confinement, j’ai vécu différents types de confinement au fil des guerres, et c’était bien pire. Le risque de sortir de l’abri à l’époque ne consistait pas à avoir une amende mais à se faire tirer dessus.  
Je préfère le confinement d’aujourd’hui, en sécurité tant que je reste à la maison, entourée de ma petite famille, le reste de ma famille et mes amis sont à une distance d’un whatsapp call. Je sais que le ciel ne me tombera pas dessus quand je sors sur ma terrasse, le toit de la maison ne s’effondrera pas à n’importe quel moment et la mort ne me menace pas tant que je suis en confinement.

Alors je considère que ce que nous vivons aujourd’hui est une grave crise sanitaire, une pandémie, avec des dirigeants qui la gèrent plus ou moins bien selon les pays, nous sommes en lutte contre une maladie qui se propage dangereusement. Nous sommes en lutte contre un virus qui ne se propage pas en raison du feu de ses blindes, de la puissance de son aviation ou de l’habilite de ses généraux mais en raison des mesures inappropriés, insuffisante ou trop laxistes prises par les pouvoirs publiques et chacun de nous.

Mais fort heureusement nous ne sommes pas en GUERRE. Rester confiné chez soi sur le canapé n’est pas un état de guerre non plus.






vendredi 31 janvier 2020

Les non-dits



Assise sur ma terrasse, je contemple mes citronniers et leurs nombreux citrons gorgés de vitamines au coin de la maison. Ils vivent leur vie pleine et intense, portent leur fruits, cultivent le soleil et l’air et existent dans le moment présent. Mais accablés sous le poids de leurs fruits jaunissants, mes citronniers se penchent vers la terre comme n’importe quel humain qui le poids lourd des fruits de son mental empêche sa croissance. La vérité est là dans mon jardin, dans la nature, devant mes yeux !

Ça me fait penser aux spectacles de Florence Foresti, une humoriste française et artiste ambitieuse. J’adore ses sketches et plus particulièrement son sketch sur la grossesse où elle dit que les jeunes mamans sont tenues au secret maternelle, qu’elles signent une clause de confidentialité à la sortie de la maternité pour ne pas effrayer les générations futures et qu’elles sont surveillées par la brigade des nurses car si elles disent la vérité l’humanité entière peut disparaître en 50 ans.
Alors je commence à me poser des questions sur les autres non-dits ou non transmis par nos parents. Ces non-dits se limitent-ils à la grossesse? Les parents sont-ils surveillés par d’autres brigades que celle des nurses? De quoi veulent-ils nous protéger nous laissant découvrir par nous-mêmes et à nos propres frais les revers de la vie?


Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallélisme rapide avec les comptes de Disney à nouveau. Je comprends maintenant pourquoi ils s’arrêtent  au bisou du prince charmant, se terminent par un mariage et qu’ils ne racontent pas la suite. Si Walter Disney est élevé par des parents comme tous nos parents alors personne ne lui a dit à quoi s’attendre dans la vie. Personne ne lui a dit que la vie n’est pas que mariage, enfants et travail. La vie c’est aussi hormones, mental, obstacles, leçons et épreuves.

J’ai pensé que j’aurais aimé entendre, jeune, par la bouche de ma mère ou mon père des conseils comme :
« Je ne serais peut-être pas là quand tu tomberas mais je veux que tu saches que tu ne seras pas seule et s’il y aura quelqu’un pour t’aider ça sera toi et tu peux compter sur toi!  Aide ton mental pour qu’il soit plus fort que tes émotions. »
« Si tu souffres c’est à cause de toi, si tu es heureux c’est grâce à toi, personne d’autre n’est responsable de la façon dont tu te sens, tu es ton enfer et ton paradis à la fois »
« Sois patiente, parfois il faut passer par le pire pour arriver au meilleur »
"Nous avons tous en nous cette capacité à traverser les pires moments et à retrouver notre appétit de vivre".
….

J’aurais aimé qu’on me file des livres avec les 10 clefs pour surmonter les épreuves de la vie, ou comment trouver son élan vital, comment rebondir après une épreuve car Il n’est pas normal de s’infliger le poids de la douleur.

J’aurais aimé qu’on me dise qu’Il faut reprendre le fil de sa vie, ce qui ne veut pas dire tourner la page mais continuer à écrire de nouveaux chapitres avec une lucidité et une conscience de soi accrues. Car on doit être blessé pour grandir, on doit perdre pour gagner, la vie est une succession d’épreuves qui doivent être vécues pour être comprises.

J’aurais aimé qu’on me dise qu’à force de vouloir contrôler tout ce qui m’entoure, je gaspille mon énergie et perds ma sérénité. Que je dois lâcher-prise, m’ouvrir à la vie, abandonner des illusions et être consciente de mes limites.

J’aurais aimé qu’on me dise que quoi que mon mental prétende, je me trouve là ou sont mes pieds, que si je pense au passé ou au futur, c’est toujours maintenant. Passé, futur, ailleurs n’existent qu’en tant que pensées surgissant ici et maintenant.

« En réalité, ce n’est pas ce qui t’arrives qui importe tant, c’est ta façon d’y réagir »

Pour conclure, j’ai compris que nous, humains, nous avons tendance à nous noyer dans les difficultés à surmonter les épreuves, tout simplement, parce que l’on ne nous a jamais appris à échouer et que l’on ne nous a jamais expliqué que l’échec fait partie intégrante de la réussite. On ne nous a jamais appris que nous avons le droit d’échouer ni comment y faire face. Et pour finir, on ne nous a jamais appris à rebondir ou à lâcher-prise, à ne pas  aborder l’existence avec une mentalité « d’assuré tous risques » car la vie n’est pas une mutuelle et n’offre aucune garantie !

vendredi 24 janvier 2020

You



Quand je conduis à Marrakech je me concentre bien sur la route, j’essaie de ne pas me laisser trop emporter par mes pensées car la moindre distraction peut parfois être fatale. Conduire à Marrakech c’est comme conduire dans une casserole d’huile bien chaude avec des grains de maïs à éclater dedans. J’ai l’impression que tout le monde contient une substance en ébullition dans son intérieur qui sous la température et la pression éclate soudainement ! Il n’y a pas d’ordre, je ne sais pas quel individu va sauter devant moi et d’où il va  attaquer par surprise. C’est pour cela que j’ai toujours l’impression de conduire dans une casserole de popcorn.


Ce matin, en conduisant je continuais à penser à ce popcorn à chaque fois qu’une moto me coupe la route ou qu’un piéton saute devant ma voiture. J’ai pensé qu’il n’y a qu’une seule variété de maïs qui peut faire du popcorn, le maïs à éclater car ce maïs est plus petit que la normal et à un endosperme beaucoup plus résistant.En sachant que l’endosperme est un tissu végétal de réserves nutritives spécialisé dans le transfert des ressources de la mère vers l’embryon et est le facteur qui rend le maïs apte à éclater et faire du popcorn, que puis-je dire de ce que nous parents transmettons à nos enfants ?Puis-je utilise la métaphore du popcorn pour comprendre les réactions humaines? Un traumatisme important durant l’enfance impacte –t-il l’enfant ou aussi l’adulte qu’il va devenir ? Nos maladies mentales sont-elles génétiques ?                                                                                                                                   

Ca me ramène à une discussion que j’ai eu hier lors d’un café avec une amie à propos de la série You diffusée sur Netflix et que je regarde depuis peu. La première saison m’a beaucoup bouleversée me laissant partagée entre avoir de la fascination ou du mépris pour le caractère principal. Je voulais arrêter de regarder cette série pour son effet troublant mais mon amie m’a conseillée de continuer car je vais mieux comprendre le personnage en découvrant l’origine de ses traumatismes. La série parle d’un gérant d’une modeste librairie à New York qui a eu un coup de foudre avec une cliente et qui décide de la retrouver sur internet. Le gérant, Joe, dangereusement charmant, devient vite obsédé par sa cliente, il l’observe et cherche à connaitre chaque détail de sa vie sur les réseaux sociaux, notamment ses habitudes ou ses amis. Persuadé qu’ils sont faits l’un pour l’autre, il va tenter de renverser tous les obstacles qui pourraient se dresser en travers de son chemin et élaborer un stratagème machiavélique pour la séduire.La série nous offre un panel de psychologies humaines variées. Les névroses de chaque personnage sont mises en exergue : jalousie, obsession, sabotage, contrôle, envie, etc. Tous ces éléments nous amènent à remettre en cause même les personnages qu’on prenait comme référents de la normalité. À travers ces portraits, la série pose la question des travers de chacun, des comportements sociaux malsains qu’on peut tous avoir.

Mais si l’histoire de Joe est un concept déjà vu dans d’autres séries, il fait partie de ces serial killers qui vont justifier, sous prétexte d’une morale, d’êtres des tueurs. Sa dimension supplémentaire est son romantisme teinté de paranoïa. Le paranoïaque, souvent, explique son emprise sur une personne par le fait qu'il cherche à la protéger. C’est ce qui dérangeant dans ce personnage, il est dans cette problématique d’une justification qui est celle de l’amour. C’est un paranoïaque sensible qui est davantage dans la passion et qui veut nous faire croire que  la passion viendrait excuser l’atrocité.

 Le problème remonte à son enfance et savoir plus sur son passe nous aide à comprendre le pourquoi de ses actions : sa mère, battue par son père, n’arrivait pas à le sortir de ce foyer violant.Joe a en réalité tué son père à l’âge de neuf ans pour défendre sa mère après des énièmes coups. Le profil de Joe est donc plus facile à dresser psychologiquement parlant : on peut dire qu’il est probablement un sociopathe qui cherche toujours des femmes à protéger comme il a voulu protéger sa mère de son père.Puis vient son mentor qui l’enfermait dans une cage pour lui inculquer brutalement ses valeurs, l’amour-haine, punition-récompense, etc. 

En pédopsychiatrie, les enfants qui auront des tendances psychopathiques ont souvent vécu de grands traumatismes. C’est un peu le mythe des cavernes. 
Alors pour finir, je me demande si l’amour fait chauffer notre équivalent humain de l’endosperme nous permettant d’éclater dans notre relation? Si malgré le fait que Joe est un sociopathe, ses motivations, ses peurs, ses espoirs, ses doutes ne semblent pas si déférents des nôtres ? Si les traumatismes de l’enfance sont la source de chaleur qui trace notre chemin sur la voie de notre développement humain ? Et si nos expériences, nos émotions, nos actions façonnent l’expression de nos gênes en permanence ? 

mardi 7 janvier 2020

Invitation à changer


Ce n’est pas un article de résolutions de nouvelle année comme nous pouvons tous lire en ce début de janvier, en ce moment de prise de conscience. J’avais récemment dit à une amie que je suis devenue adulte le jour où j’ai arrêté d’attendre janvier pour faire un régime, aller au sport ou arrêter de fumer! 

Je suis allée voir mon ostéopathe hier pour une séance de remise en place et de déblocage. Le rendez-vous chez l’ostéopathe est devenu pour moi un rendez-vous obligatoire annuel comme on va chez la gynécologue, le dentiste ou l’ophtalmologue. Mon squelette, mes muscles ou même mes nadis ont besoin d’attention surtout avec mon mode de vie sportif, mes heures quotidiennes devant l'écran ou mes anxiété dues aux agressions de la vie.
Durant la séance et sans lui dire en amont, l’ostéopathe a trouvé seul les cervicales bloquées, les articulations raidies et les altérations de ma mobilité naturelle tout en écoutant et en touchant mon corps. Il a trouvé les blocages et il a essayé de tout remettre en ordre. Mon corps avait tout enregistré et comme par un grand coup de marqueur géant, il a encerclé les zones à travailler suite aux Traumatismes que je lui fait subir. La séance m’a scotchée comme toutes les séances que j’ai eu chez lui depuis que je le connais.
Mais je n’ai pas pu de m’empêcher de m’incliner devant la magie de ce corps, cette machine impressionnante,  cette création, cet univers.
Cet univers dans lequel il n’y a aucune pièce en trop, ce puzzle géant dans lequel chacun de nous a une place à remplir comme dirait Deepack Chopra.

Ceci m’a ramené à cette conférence que j’ai écouté l’autre jour sur internet  et qui parle du fait que nous sommes énergie, pure et simple, nous sommes constitués de la même matière que tous les éléments de l’univers, le soleil, la lune et les étoiles. Nous sommes remplis d’énergie intelligente sous forme d’un corps humain qui peut marcher et parler. 
Scientifiquement parlant, nous sommes fait de cellules fabriquées d’atomes qui à leur tour sont composés de particules subatomiques. Ces particules ne sont que Énergie.
Tout est Énergie!!!

L’énergie ne peut être créer ou détruite, elle est la cause et l’effet en elle-même, elle est présente en tout et partout à tout moment. Cette même énergie est connue par les scientifiques pour être continuellement en mouvement, elle ne se repose jamais, elle se déplace à jamais d’une forme à une autre. Ce que nous apprenons à l’école dans nos premiers cours de science: “ rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme” pour citer Antoine Lavoisier sur la conservation des masses lors du changement d’état de la matière. 
Mais je peux aussi citer cette affirmation très proche qu’ont apprend dans les cours de philosophie et qui est celle du philosophe présocratique grec Anaxagore de Clazomène: “ rien ne nait ni se périt, mais des choses déjà existantes se combinent puis se séparent de nouveau”

Alors si nous sommes tous énergie, c’est que nous sommes aussi des aimants vivants, nous attirons littéralement les énergies, les gens, les choses, les idées et les circonstances qui vibrent et raisonnent à la même fréquence d’énergie que la notre. Notre champ d’énergie se modifie constamment basé sur nos pensées et nos sentiments. L’univers à ce moment réagit comme un miroir et nous renvoie la même énergie que nous projetons.
Un aimant n’essaie pas d’attirer quelque chose mais le fait naturellement. Il en va de même pour nous. Nous sommes toujours dans le processus d’attirer quelque chose dans notre vie. 

Tout ce que nous sommes est le résultat de nos pensées a dit Bouddha. 

Alors pour la faire courte, je me demande pourquoi ne pas commencer à partir de maintenant à attirer consciemment et délibérément tout ce que je désire dans cette vie et je vous invite mes chers amis à le faire aussi.
Demandons à la loi de l’attraction de nous permettre d’attirer certaines personnes, certaines idées, ressources, stratégies et de bonnes circonstances littéralement tout ce que nous avons besoin pour créer la vie de nos rêves!
Nous sommes puissants par nos bonnes pensées, plus puissants que nous n’avons conscience, nous créons tout dans notre vie, alors créons un monde meilleur de bonnes énergies positives, loin des guerres, des maladies, des personnes négatives, des ruptures, des mensonges ou de la mélancolie. 

Bonne année 2020 à tous.

lundi 2 décembre 2019

Ambiance de Noël le 2 décembre

Il y a beaucoup d’avantages à la vie à Marrakech. Cette ville met nos sens à ébullition à chaque fois qu’on pense à la bronzette au bord de la piscine, au hâle doré qui fait des jaloux dans l’hexagone, des habits amples, des rooftops pour profiter de la beauté de la ville ocre, des trésors culturels aux charmes envoûtants, à l’hospitalité de sa population, ...
Le fait d’habiter au soleil 320 jours l’année est un super avantage, un bonheur et une bénédiction. Sauf en décembre! C’est le seul mois ou la pluie, le froid et la neige me manquent le plus.
Décembre est le mois où on met le sapin puis on attend Noël, on attend le 24 au soir avec un calendrier de l’avent, en comptant sur les doigts ou en vérifiant la date sur l'écran de notre smartphone. 

A l’école, on nous a appris, depuis notre plus jeune âge que le mois de décembre est le dernier mois de l’année, que dans notre region du monde à l'époque ca correspondait à l’hémisphère Nord il était le premier mois de l’hiver froid et neigeux et qu’il est le plus beau temps de l’année pour ceux qui aiment la saison des fêtes!
Car qui dit fêtes de fin d’année dit décoration de Noël, une cheminée et un feu de bois, une odeur de cannelle et chocolat chaud, des biscuits au four et un glaçage rouge blanc et vert, un père Noël avec son traîneau et un Noël tout en blanc vêtu. Une attente qui a duré un an, un an complet à attendre que le mois de décembre arrive pour enfin décorer la maison, mettre le sapin, faire le calendrier de l’avent, écrire une lettre au père Noël (la seule fois où les enfants se mettent à écrire une lettre de leur propre grès et qu’ils s’appliquent), redécouvrir les contes les films et les légendes de Noël. 

Mais Noël est aussi une ambiance, des lumières, des odeurs, des couleurs qui nous replongent dans nos souvenirs d’enfance. C’est aussi sortir voir un spectacle de Noël, arpenter les marchés de Noël, admirer les vitrines décorées et les illuminations le tout avec un courage hors normes pour affronter le froid de canard qui règne à cette époque.
Nous n’avons pas tout ça à Marrakech et en ce mois de décembre ca me manque beaucoup. 

Ma meilleure amie n’a pas pu mettre le sapin de Noël il y a deux semaines car il faisait beau dans mon pays natal. Pour elle il y avait un détail qui manquait à son scénario de Noël: la pluie et la grisaille. Mais elle savait dans son inconscient que ce n’est que partie remise de quelques jours et elle aura sa pluie, son sapin et son ambiance de Noël. De mon côté j’ai appris à faire avec le temps que j’ai là où j’habite depuis 8 ans maintenant, je me suis habituée. Je ne peux plus attendre le mauvais temps, je fait le sapin avec la belle réflexion des rayons de soleil sur la pelouse car la decoration de Noël et l’ambiance des fêtes priment pour moi et puis si je dois attendre je risque de le faire longtemps parfois. 

Aujourd’hui, on a de la pluie à Marrakech et ceci pour une seule journée, donc depuis ce matin je suis dans un mood festif, j’ai l’impression que c’est enfin Noël! 
Assise devant ma cheminée, j’ai envie de boire un bon verre de vin, de servir un bon repas à la famille avec un sapin de Noël illuminé, fêter Noël et ouvrir les cadeaux. Pour une fois j’ai envie que les pluies continuent à tomber, que le froid persiste et que la joie de ce mauvais temps dure un peu plus que d’habitude! 

samedi 30 novembre 2019

La classe à Dallas


Quand je suis arrivée à Marrakech, une collègue devenue amie maintenant m’a accueilli à Dallas! Je n’ai compris l’expression que quelques années plus tard. Il s’est avéré que Marrakech c’est le Dallas de l’Afrique. Bien que je ne connaisse pas les autres villes africaines, la vie ici m’a confirmé la théorie de mon amie voire plus.

Il y a quelques jours, j’ai déjeuné avec la bande au soleil sur la terrasse de notre sexagénaire préféré. Les anecdotes et les histoires coulaient à flots en accompagnement d’un bon repas. Le moment était aux souvenirs, histoires, amours, tromperies et rencontres: Des histoires à dormir debout, des femmes avec beaucoup d’imaginations, des corps nus n’ayant pas la volonté de provoquer des fantasmes ni faire bander, des intentions gratuites qui invoquent une psychologie naïve dont la validité dépend essentiellement de sa capacité à prédire le comportement d’autrui!  
Je suis partie après avec la certitude que notre copain ne vit pas à Dallas mais dans un monde parallèle de gens qui tournent, montent et descendent  et envoient des fleurs sur des 4x4 avec planches de surfs. Mais est-il le seul à vivre dans ce monde? Ça porte à réflexion.

Ce jour je n’ai pas pu m’empêcher de me poser des questions sur la longévité des couples, des relations hommes femmes, des valeurs, du respect mutuel et de l’engagement quand on est dans une relation. J’ai vu et revu les différents types de relations autour de moi, les notions de couple définies entre partenaires, les familles reconstituées, les divorces fréquents, les adultères et les mariages heureux. J’ai établi une grille de réflexion, de questions et de doutes. Je me suis demandée si l’infidélité est plus souvent considérée comme une trahison et la fin d’un amour, qu’en est-il du flirt ? Comment définir la ligne rouge entre flirt et trahison ? Quand peut-on se dire qu’on est allé trop loin ?

Je suis parvenue à me dire que si la séduction, le flirt, l’envie d’un ou d’une autre intervient à un ou plusieurs moments de la vie de couple, je pense qu’il faut analyser si la personne cède ou pas car c’est aussi à cet instant que la frontière entre sexe et amour se dessine. Je pense que flirter devient quelque chose de mauvais quand les remarques cessent d’être innocentes et que les personnes impliquées commencent à agir, à tomber amoureux, à nuire au couple, à l’autre moitié ou à aboutir à l’infidélité sentimentale.

J’ai demandé à Google. Et j’ai trouvé que d’après Denise Knowles, une thérapeute de couple britannique, flirter ce n’est pas purement et simplement tromper, mais la limite entre flirter et tromper se situe à partir du moment où le flirt impacte sur le partenaire. « C'est lorsque ça commence à blesser, ou que l'intention est de blesser l'autre, ou que l'on se cache, que la trahison est entamée ».

Donc finalement, c'est à partir du moment où le conjoint n'est pas d'accord avec l'attitude que l'on peut avoir avec des autres hommes/femmes, et que l'on continue à agir ainsi que le mal se fait. Quand on sait que l’autre personne impliquée dans le flirt est tombée amoureuse, qu’on est conscient qu’elle n’a rien à perdre si elle continue à insister pour que la relation extraconjugale continue sous un prétexte d’amitié déguisée et de mots charmants mais que pour nous c’est tout l’inverse et que l’on ne prend pas ses distances ou qu’on n’arrête pas toute correspondance que l’on tend vers l’infidélité envers son couple. Car si envoyer des texto et flirter dans le dos de son partenaire n’est pas grave à nos yeux et n’est pas manquer de respect envers son partenaire, il ne faut surtout pas oublier que dans un couple, nous sommes deux et qu’il faut prendre en considération la vision de l’autre si on l’aime et le respecte vu que les dégâts après peuvent être monstrueux sur notre partenaire et notre couple.  

Un jour, dans une émission, je ne me rappelle plus laquelle, Françoise Hardy était interviewée sur sa relation avec Jacques Dutronc et ses nombreuses infidélités et elle a dit une chose qui m’a marqué et était, à peu près la suivante : « Il peut faire ce qu’il a  à faire, je ne m’en occupe pas, ce qui importe, c’est que le dimanche soir, devant un film, c’est avec moi qu’il est sur le canapé ».  J’ai trouvé cette analyse d’une force incroyable. C’est une confiance en elle et en leur amour, tout simplement fabuleuse, exceptionnelle et rare mais que je ne partage pas car même si les deux sont d’accord et même si l’intention initiale est peut-être d'explorer autre chose, sortir des limitations un peu étroites de sa vie et de son couple, il faut savoir que après quelques années il y a toujours quelqu’un qui souffre. Il n’y a pas de connotation morale mais plutôt émotionnelle, et c’est ce qui compte pour moi. A quoi bon rester en couple ? Pourquoi être hypocrite et dire vouloir la monogamie, l’engagement, le mariage, la sécurité, la famille, l’amour tout en voulant en même temps garder la séduction, le flirt ou l’intérêt pour sa personne comme un art ou un sport.   

En conclusion après ce bon repas et cette longue réflexion, je trouve que la recherche de l’épanouissement personnel, l’égalité des sexes, les relations gratuites sur les réseaux sociaux, les sites de rencontres, l’accès facile à l’intimité des autres, la psychologisation de la société et l’affaiblissement de la morale font que l’adultère est rentré dans les mœurs actuelles.
Alors le monde de Dallas n’est pas propre à Marrakech mais aux relations humaines mondiales, car si on part du principe que la série Dallas a débuté comme Romeo et Juliette et elle est devenue de nos jours en quelque sorte l’ancêtre de « House of Cards », elle donne bien une certaine idée de l’ordre mondial !