mardi 8 mai 2018

La soirée des 1000 et 1 lumières




Ce que j’adore le plus c’est quand j’émerge le lendemain d’une soirée ou deux consécutives avec beaucoup d’histoires que j’ai envie d’accoucher sur papier tout de suite.

Ce matin j’émerge d’une soirée d’anniversaire, les 60 ans d’une connaissance, soirée que je peux qualifier de réussie, soirée de toutes les rencontres. Une soirée de fin avril exceptionnelle tant par son exotisme que par son temps frais et pluvieux, le tout surprenant a Marrakech.
Et d’une autre soirée au restaurant marocain très raffiné d’un hôtel royal, soirée classée sous le thème du luxe et de la madame-reçoit. 
C’était 2 soirées complètement différentes mais très semblables. 

Les efforts et moyens déployés pour recevoir étaient assez similaires, la barre était haute. Les invités étaient intéressants, cultivés, blindés financièrement et se sont déplacés à Marrakech pour l’anniversaire de leur ami, pour un peu de dépaysement et de folie. Les invités ont fait la fête jusqu’à tard dans la nuit sans chichi ni grosse tête, ils sont venus exprès pour fêter l’anniversaire et pour s’amuser. Ils ont pris l’avion des 4 coins de la France pour le weekend. 

A la première soirée, nous avons fait beaucoup de rencontres, les invités étaient détendus, relax, chic et très humbles. Nous avons voyagé de Marrakech, au Liban, en corse et aux pays de tous les artistes. Les discussions et les rencontres se multipliaient et surfaient sur les vagues de l’art, de la politique, des voitures coupées en deux, une partie pour l’aller et l’autre pour le retour dans des pays différents, des paysages corses, des courses de voitures, des accidents, du Liban vu par les étrangers et des souvenirs.
Nous avons croisés le chemin d’un compatriote libanais, installé à paris et il s’est avéré que nous nous connaissions déjà que nous nous sommes déjà rencontré quand nous étions encore à paris.
Le monde est petit, notre monde est petit !

A la deuxième soirée, nous avons été reçus dans un luxe et raffinement impressionnants. Nous nous connaissons tous entre invités, nous avions passé la soirée ensemble la veille. Pourtant le diner ne s’est pas passé comme la soirée de la veille. Mon homme-idéal était assis à l’autre bout de la table par rapport à moi. On s’est rendu compte le lendemain que nos expériences étaient très différentes, les ambiances et discussions aussi, pourtant on était au même diner avec quasiment les mêmes personnes que la veille  (à part un couple qu’on ne connaissait pas et madame qui nous reçoit) mais géographiquement mal placés autour de la table.
Pendant que mon mari-idéal parlait de sujets variés et intéressants, il me jetait un coup d’œil discret de temps en temps pour lire les expressions sur mon visage qui disaient tout vu qu’il me connait par cœur. Effectivement, j’écoutais le monologue de « madame-reçoit » sur les marques de luxes, sa vie de luxe à paris, ses connaissances de luxe dans les boutiques selectes de la ville et dans une certaine communauté de luxe en vacances au Liban ou à Marrakech qu’elle côtoie quand elle s’y rend pour ses vacances de luxe. En plus d’être madame de luxe avec 2500 personnes à son service entre personnel, domestique, infirmière et chauffeur pour l’entretenir et s’occuper de ses enfants, « madame-reçoit » est fatiguée et préconise à toute maman de faire un voyage par mois avec une copine pour pouvoir garder la tête sur les épaules et gérer le stress quotidien généré par la vie familiale et les obligations.
Je n’ai pas pu placer un mot dans son monologue de m’as-tu-vu, pour être honnête je n’avais même pas l’envie de participer alors je me suis contentée d’acquiescer en disant « waou », « magnifique », « bien sûr », « effectivement » …

Au final, nous avons eu deux soirées consécutives très semblables avec des invités communs mais très différentes par leurs ambiances et les expériences vécues. Assez bizarrement, un détail non négligeable a pu faire basculer la soirée d’un côté ou de l’autre et a pu faire toute la différence.
L’origine et la nationalité de notre hôte a pu changer l’expérience de réussie à catastrophique, de noble à m’as-tu-vu, de humble à snob et terriblement nombriliste.  

mercredi 11 avril 2018

La charrette à 11 ans




J’émerge tout doucement ce matin après une nuit de charrette avec mon fils sur son projet de science qu’il devait présenter aujourd’hui et sur lequel il n’a pas géré le temps donné par son professeur laissant tout le boulot à la dernière minute. Le travail de 2 semaines de recherches et d’expériences scientifiques pouvait être fait, selon mon fils, en 2 heures après l’école, la veille de sa présentation.
Pourtant, depuis le début de cette année scolaire il a eu plusieurs projets étalés sur 3 semaines et je n’ai pas cessée de lui expliquer la notion de temps et la gestion du travail. Il faut avouer que  cette gestion du temps faisait partie elle aussi du projet et de l’apprentissage à son âge.

L’énorme quantité de travail à fournir ne laissait pas de temps au repos, nous avons commencé la course contre la montre dès que nous avons mis les pieds à la maison après l’école.
Je m’étais préparée en avance à être charrette toute l’après-midi. J’avais déjà connu ce sentiment durant mes études d’architecture ainsi que toutes mes années de travail car les clients sont tous connus pour avoir des dates de rendu irréalisables du genre « c’est pour hier ».

« Etre charrette » est une expression intéressante, longtemps employée par les architectes avant qu’elle ne se popularise. Pour mes lecteurs qui n’ont jamais été « à la bourre » dans leur travail, « être charrette », « être en charrette », « faire charrette » recouvre le super moment où la charge de travail semble ne pas s’alléger, tandis que le délai imparti s’approche de son terme.

Je vais faire une petite parenthèse d’histoire, pour comprendre comment un antique véhicule de transport de fardeaux a fini par évoquer un retard cruel et devenir synonyme de nuits blanches mâtinées de café noir, il faut remonter au XIXe, à la section Architecture de l’école des Beaux-Arts de Paris et jusqu’à nos jours dans toutes les écoles d’architecture dans le monde à quelques détails prés. Lors de l’examen final, les étudiants devaient présenter une maquette, réalisée sous surveillance dans un atelier voisin de l’école et dans un délai assez court. Le matin de la présentation au jury, l’administration faisait envoyer une charrette pour récolter les travaux lourds, fragiles et volumineux, qui devaient arriver achevés. Pour certains étudiants, la seule solution pour terminer leur travail était de monter dans la fameuse charrette et d’y poser les dernières touches à leurs œuvres tout en étant conduits vers le lieu de leur présentation.
Un gain de temps, diraient certains… Cette scène est fameusement racontée par Zola dans L’œuvre.


Donc pour revenir à notre soirée d’hier avec mon fils, nous avons pu partager ensemble un moment de charrette particulièrement important à mes yeux.
Un moment que j’avais uniquement partagé avec mon homme et mes amis architectes jusqu’à aujourd’hui.
Un moment de montée d’adrénaline, de gestion de stress et d’action.

J’ai essayé de lui  apprendre la notion de recherche de la perfection dans les détails, les couleurs et la présentation. J’ai imposé des mouvements chronométrés sans perdre la précision ou le fil conducteur du travail. J’ai demandé des réponses aux questions demandées avec rapidité, lucidité et constance. J’ai demandé de me soumettre les hypothèses de son expérience scientifique, les questions qu’il se pose et sa théorie scientifique basée sur ses observations et expérimentations de plusieurs phénomènes corrélés.

La scientifique que j’ai toujours était s’est jointe à l’architecte que je suis devenue pour reprendre le rôle de leader en mettant la main dans le cambouis, à courir entre l’ordinateur, l’imprimante, les présentations, les fonts, le design et le grand carton allongé par terre, le coup de ciseaux, la colle et les papiers!

Aujourd’hui je suis partagée entre un sentiment de fatigue générale, de satisfaction et de stress.
J’ai retrouvé hier soir le sentiment de  mes nuits de charrette comme en architecture, de l’énorme quantité de travail à fournir en peu de temps et l’obligation d’un rendement intellectuel sous pression. Mais aussi le sentiment de grosse fierté face à mon fils qui a réussi à comprendre, analyser son travail et à bien présenter ce matin au jury qui l’attendait. Le passage devant ses profs était facile, il a fait sa présentation devant des scientifiques qui peuvent comprendre les 3 lois de newton qui fondent la mécanique classique et plus particulièrement la dynamique. Mais le plus dure était la présentation aux enfants du primaire venu assister à la « science fair » et poser des questions parfois pourvues d’aucun sens.

En fin de journée, il m’a annoncé que notre moment de partage était tellement bien la veille qu’il lui a fait oublier le stress de présenter devant un jury. Ce qui pour moi veut dire que notre charrette d’hier ne va surtout pas être notre dernière !

vendredi 30 mars 2018

Les Angles 2018 - Rien que du blanc


Il y a un an je prenais mon dernier café le matin sur le fauteuil à bascule, au bord de la fenêtre avec vue sur les Pyrénées. Dernier café en France avant le retour à Barcelone et puis Marrakech. On venait de passer une semaine de ski en bleu blanc rouge. Une semaine de glisse, de moniteurs pro, d'étoiles, d'école de ski et de pistes de toutes les couleurs. Une semaine de vin chaud, de raclette, de tartiflette et de saucisson. Une semaine de croissants aérés et croustillants qui fondent dans la bouche, de vrai croissant à la Française comme disent les enfants.



Il y a un an  on était venu découvrir la station de ski Les Angles dans les Pyrénées orientales avec un couple d'amis puis on est tombé amoureux de cette station, du petit village et des gens du coin avec leur accent du sud très réconfortant et qui, à moi, me rappelle ma très bonne amie du sud et son accent qui devient encore plus prononcé quand elle s'énerve.

Il y a un an on avait passé une semaine de glisse sous le beau ciel bleu des Pyrénées, on avait eu la chance d'avoir 7 jours ensoleillés sans le moindre nuage à l'horizon. On avait eu beaucoup de chance.
Cette année on est revenu dans la même station retrouver nos bonnes vieilles habitudes de glisse, nos moniteurs avec qui on avait gardé le contact durant toute l’année, nos pistes bien damées et nos plats goûteux dans nos restaurants favoris. Cette année le soleil n'a pas était au rdv pour la totalité du séjour, on a eu 3 jours de chute de neige, de vent fort et de brouillard. Les enfants ont découvert la neige fraiche, ils ont pu faire l’expérience des flocons de neiges sur la langue, le visage et les mains, l’expérience de la volatilité de cette neige encore poudreuse, l’expérience de cette neige qui tombe au ralenti donnant l’image d’un hiver hors du temps, en monochrome. Et il n’en fallait pas moins pour nous rendre complétement euphoriques.




Il m’est impossible de décrire cette magie qui planait sur cet endroit, sur nos vacances en famille et nos esprits mais j’ai fait en sorte d’immortaliser ce moment à jamais dans ma tête. Je n’étais pas encore partie mais j’étais déjà nostalgique.

La semaine est vite terminée, la veille du départ on sentait déjà le malaise, la douleur de la séparation, le deuil d’une semaine inoubliable. Les enfants et moi ne voulions pas retourner à Marrakech, nous voulions prolonger le séjour d’une semaine encore, peut-être d’une autre semaine après et encore une autre après.  

Le retour était difficile, j’ai eu l’impression d’être fraichement réveillée d’un superbe rêve et je n’arrivais pas à redescendre sur terre. Jusqu’à ce jour je continue à parler de cette semaine de ski avec les enfants et je suis plus que prête à retourner dans ce beau domaine et ce beau village.



mercredi 28 mars 2018

De retour, encore une fois…


Apres la transformation de mon Blog en blook je n’ai pas écrit, j’étais tellement contente et fière que j’ai consacré mon temps à la lecture et la relecture de mes textes, à revivre les expériences passées et à replonger dans le monde que j’ai quitté pour venir m’installer à Marrakech.

J’ai beaucoup d’histoires à  partager, je vais reprendre l’écriture car c’est ma libération, mon échappatoire, ma délivrance tel un accouchement. Mais il y a certaines histoire qui ne peuvent pas être publiées pour ne pas heurter la sensibilité du jeune publique ni  porter atteintes à l’intégrité de qui que ce soit…

Je vais continuer à relater des faits, transcrire mes pensées et satisfaire mes fidèles accro au « bergueg » qui scrutent mon blog le lendemain de soirée pour voir ce que j’ai écrit et comment je l’ai écrit. Certains me font remarquer, parfois, je cite « prend note, la tu as de quoi alimenter ton blog ». Récemment, lors d’un diner entre mecs pendant le dernier voyage en Uruguay et quand le plus grand moment d’imagerie mentale est arrivé, l’allusion à mon blog a fait surface, les fidèles lecteurs ont voulu me rallier d’autres lecteurs et j’ai même failli avoir certains qui me prennent des notes.

Donc après toute cette absence je suis de retour et j’espère avoir des articles à la hauteur de tout ce que j’ai déjà publié jusqu’à aujourd’hui.

Stay tuned…..

samedi 4 février 2017

My experience as a former volleyball player and the lessons i learned from it








A l’école de mes enfants, on m'a demandé de faire un discours pour les high-schoolers pour parler de mon expérience en tant qu'ancienne joueuse de volley-ball et les leçons que j'ai appris de mon expérience. Le discours était un vrai succès alors j'ai décidé de le partager avec mes lecteurs.
Bonne lecture.


"Hi,
My name is Sana, i am a mom of 2, an architect and a former volleyball player. I am here to talk about my experience as a volleyball player in Lebanon and what I have learned from it.

When I was 12 years old, I was living in Lebanon with my family. My mom was a PE teacher, a volleyball player and a coach. She was training the volleyball team of the village where I grew up, she pushed me and my brothers to do any kind of sports but I ended up playing volleyball just like her.
I was part of my village’s team. We used to practice every day during the summer breaks and on weekends during winter. Our coach, used to put a lot of pressure on us. Our practices were very intense; there was never any goofing off or laughing during our practices for playoff matches. The practices were spent learning smart shots for every situation, how to set up defensive patterns on the fly, how to adjust during broken plays, when to use what tricks, how to read the other team, how to communicate effectively…
We were invited to all the tournaments in the north of Lebanon during the volleyball season, we used to stay up late watching all the games and going back home proud of winning trophies. We used to make a lot of noise on our way back home so the village people know we won and can be proud of us. It used to be their main conversation the next day when they gather. 
I used to play defense, serve and serve receive, it is exciting to contribute in the play. The game is fast paced, it always keeps you on your toes and you constantly have an opportunity to compete with your opponent.

The day after I decided to learn volleyball, my life changed. I still play volleyball from time to time with my kids and friends and I still have a passion for it. This decision made a huge impact on my life in a very special way. It has shaped me as a person. Playing volleyball has taught me a countless number of things to remember and use in my life, it has provided me with some of my best friends, the love of the game and I’m still thankful for that.

Playing a sport, no matter which sport or which level you are playing at, will teach you a multitude of lessons. Volleyball has been a major component in my life since I started middle school.  I had to stop playing in university because I wanted to pursue a career in architecture and wanted to fully devote my time to my studies. It became hard to manage between practice, games schedule and my architecture courses and deadlines. But there is not a day that I do not miss my teammates, my coaches and the thrill of blocking a team’s right-side. Although my club volleyball days may be over, the lessons I learned over seven years of practice will always be a part of me, and I am eternally grateful.

Here are a few of the many strength that I have gained and that I use in my day to day life and in my career:

First, it taught me the meaning of a teammate.
If you have ever been on a volleyball team before, you know that playing volleyball creates a special bond. It helps with the chemistry on the court. You are not allowed to touch the ball twice in a row and you only have three touches on a side before it goes over the net. These two basic rules are the reason why a volleyball team is different than any other team.
I personally don’t know any other sport that relies on its teammates as much as volleyball does. In basketball, the star player can dribble the ball down the court and make a basket; same goes for soccer. One player, if they want, can make an entire play all on their own. However, in volleyball, you have to work with your teammates to score. It takes a passer to get the ball to the setter and then set up the hitter to get a kill, making it a true team effort.
You learn that no matter how different you and the other 5 people on the court are, you have one passion and one goal. You learn to lean on each other, depend on each other, trust each other, and to not let each other down. Plus to be a good teammate, you must be coachable and eager to learn more about the sport and want to continue to better yourself.
In the real world, you are not going to be surrounded by your best friends in your workplace, and working well with others is a vital skill to learn. This applies to friendship, working, family, being successful, or being in a relationship.

Second, Love.
Yes, it taught me to love and be tough. When you love something so much, you do anything for it. Loving volleyball meant being dedicated to it. I love sleeping in, but I would get up any day, super early, to make it to practices, games, and tournaments. Also you got to love a sport that involves you to throw yourself onto hard surface floors for a ball, risking your life to save it. The countless hours of practicing diving for balls has left me black and blue for weeks. You also can’t begin to describe the love of your floor burns, because normally there was a really good save involved. I’ve had countless floor burns, sprained ankles, bruises, you name it and I’ll be up in 2 seconds to keep playing. That’s how we should love, no matter the situation, the hardships, you got to get up and keep going.

Third, communication.
Volleyball is a sport that when your team does not communicate, you guys disconnect and fall apart. As in any team sport, communication is key. Because players on a volleyball court are relatively close together, they're able to communicate with each other quickly and efficiently. This includes things like helping front row hitters swing towards an empty spot or alerting a blocker that there's a tip coming over instead of a hard hit or helping the setter know when you're ready to hit. Plus, because you only get 3 attempts to get the ball over, it's extremely important to communicate who is getting the ball.
I have seen teams that won the first set 25-3, but the second set they failed to effectively communicate and balls dropped and no one went for them because everyone assumes "someone else is going to get it". With good communication, you know where everyone on the court is and what they're doing.
This sport has allowed me to come out of my shell and have the ability to talk to others with confidence and no hesitation.

Fourth, making quick and strategic decisions.
Volleyball is a really, really fast paced game. Coaches always tell us to make sure we're in a "ready position" (knees are slightly bent, we're on the balls of our feet, hands out slightly in front of us ready to pass with forearms or fingertips). This is because if you have to transition from standing up straight down to a good passing position, you've already delayed yourself by a split second, which can be the difference between making and missing a pass. Same applies for hitting - when you're in the air, you only have a certain amount of time to swing, so you better either know where you're swinging beforehand or decide when you're in the air but because the game varies so much, you have to be able to make a quick decision on where to put the ball.
This translates into the workplace, too! I think being a player on a bunch of different kinds of teams has helped me understand how to lead teams at work.

Last but not least, don’t be afraid of making mistakes.
Understand that making mistakes is the best way to learn. Push yourself to try new things and possibly fail and then pride yourself on never making the same mistake twice. Taking risks sometimes results in failure but experiencing failure leads to improvement. If you think about anything you have learned in life; math, riding a bike or learning to drive, how often did you get it perfect the first time you tried? Being afraid of making mistakes will render you useless and have the same effect on your team. When you make a mistake on the court, you've got to own up and say something like "I'll get it next time" instead of blaming the ball, the court, the lights, or whatever else. This carries over to situations off the court, too! If something doesn't go perfectly at work, it's not helpful to look for someone to blame or to blame the technology or my co-workers.
Sometimes you lose. It’s a fact of life. And the sooner you can accept it, make the best of it and improve for next time, the better attitude you’ll have about challenges in life. Fear is appropriate when trying something new and when you don’t know how it will all work out, but that doesn’t mean that you don’t try. Try, assess, learn, try again, re-assess, learn, refine, practice and change.


So all in all, volleyball is an amazing sport. I highly recommend trying it out if you haven't! You'll learn a lot from it as a team sport, and it's a lot of fun. I've played on a number of volleyball teams in different settings such as club, high school team, sand tournaments, and recreational teams as an adult. Every team has been different and I've learned something new with every team I've played on.
The experience of being on a volleyball team changes you. Any prior knowledge of what a team means changes after playing volleyball. The bond of a volleyball team is indescribable, because whether you win or lose, you still know your team has your back. Between the countless hours of practicing and weight lifting, and always having bruises and floor burns all over your body, you still love it. The feeling of stepping onto a volleyball court to warm up before a game is a feeling that never truly goes away.

Sports are frightening, competitive, and fast. A season of volleyball is a thrilling journey full of triumph, defeat, and progress physically and mentally. Defeat is a huge part of any sport; it teaches you to keep pushing.
Decision making is a part of everyone’s life. One decision may change your life forever. For instance, I made a decision to play volleyball when I was in fifth grade, it was one of the most impactful decisions I have ever made in my life and it changed my life by teaching me so many precious lessons to remember and use. It has taught me to respect opponents and referees, communication, leadership, responsibility, and willpower. It helped me become more successful in my life and my career by teaching me the importance of hard work, self-discipline by dedication and training, winning isn’t everything and to always do my personal best.

I hope this inspires you to take on a team sport or make you realize how great it is to be part of a team.


Thank you."

jeudi 3 novembre 2016

Ma fille et les princesses Disney


Ce matin je prenais mon bon petit café chaud dans le salon pour me réveiller mais en même temps faire disparaître ma gueule de bois après une soirée arrosée la veille!On a changé d'heure cette nuit et c'était l'occasion de gagner une heure de sommeil mais dans le langage de notre bande c'était l’occasion de gagner une tournée de shots!
 Bref au café ce matin, ma petite méduse collante et adhésive, qui déteste qu'on l'appelle la petite princesse, jouait à côté de moi avec sa Barbie et ses amis fictifs. J'écoutais ce qu'elle disait et la regardais jouer. Sa Barbie inerte est morte et allongée dans un lit spécial. Ma puce faisait tout ce qu’elle pouvait pour la réanimer et la faire revivre, elle a tout essayé en vain mais il lui restait une seule et unique option qui n’est d’autre que le fameux "true love kiss" ou un pur baiser d'amour pour se réveiller. Comment faire, il faut trouver le meilleur candidat sauf qu’il y avait plusieurs prétendants qui faisaient la queue pour embrasser la Barbie morte mais ça ne marchait pas, ce n’était pas vrai, pas pur, pas du fond du cœur aux yeux de la puce!Je l'écoutais mais n'avait pas la force de discuter avec elle alors cet aprèm j'ai décidé de lui écrire car sa pauvre Barbie n’a pas eu l’occasion de trouver son prince afin de vivre heureuse jusqu’à la fin des temps ! La petite est bercée par les premiers films Disney avec les douces voix des belles princesses, leurs folles aventures et leurs beaux princes charmants. Ces films comme Cendrillon, la belle au bois dormant, Blanche Neige qui reflètent la société aux alentours des années 1937 ou les douces, soumises, gracieuses, rêveuses, romantiques et naïves femmes ne font pratiquement que subir leur destin, même lorsqu’il y a un changement dans leur vie, ce n’est pas par une décision de leur part, mais à cause d’une personne ou d’un fait extérieur. De même, elles ne s’en sortent pas par leurs propres moyens mais sont toutes sauvées par un prince.
 Et puis viennent les méchantes de Disney ayant les traits d’une femme forte, pas seulement au sens où elles représentent une menace pour le héros ou l’héroïne du film comme tout méchant qui se respecte mais une femme qui représente un danger pour l’homme car soit elle domine l’homme soit elle est complètement indépendante ! Elles s’opposent donc aux héroïnes qui sont soumises aux hommes ou du moins dépendantes sur le plan physique et affectif. Car en bonne princesse Disney, elles obéissent au personnage masculin, sont sauvées par lui et finissent dans ses bras avec un beau mariage de princesses qui fait rêver toutes les jeunes filles. Donc une fille bien est une fille soumise et dépendante sur tous les plans et inversement une fille indépendante et qui a du pouvoir est une méchante qui n’a pas trouvé l’homme qu’il lui fallait, devient aigrie, frigide, délurée et mal baisée.Il y a deux catégories de méchantes, les pas assez féminines reconnaissables à leur air hautain et froid, à leur ton sec et autoritaire ainsi qu’à leur vêtements serres qui recouvrent l’intégralité de leur corps, comme la reine de Blanche-Neige, la marâtre de Cendrillon, ou Maléfique dans La belle au bois dormant.Et celles qui sont trop féminine, elles sont « hystériques », des « putes », ou autres « nymphomanes ». Celles-ci sont facilement reconnaissables à leur exubérance : elles parlent beaucoup et fort, s’habillent avec mauvais goût, se trémoussent de manière vulgaire. En bref, elles en font toujours trop et ne savent vraiment pas se tenir comme là Médusa dans Les Aventures de Bernard et Bianca, Ursula dans La petite sirène ou Cruella dans Les 101 dalmatiens. Tout cela me ramène aux années passées chez les bonnes sœurs, au cour de civisme donne par une bonne sœur, au jour où elle nous avait expliqué l’attitude que nous devons avoir envers nos futurs maris. Il fallait préparer le souper en avance, le soir précédent s’il le faut, afin qu’un délicieux repas l’attende à son retour du travail. C’est une façon de lui faire savoir que nous avons pensé à lui et que nous nous soucions de ses besoins. Aussi, il fallait prendre 15 minutes pour nous reposer afin d’être détendue lorsqu’il rentre. Retoucher notre maquillage, mettre un ruban dans nos cheveux et être fraiche et avenante. S’il a passé une journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail, sa journée a besoin d’être égayée et c’est notre devoir de faire en sorte qu’elle le soit ! Sacrée bonne sœur, elle a passé son enfance à regarder les premiers films Disney et nous faire comprendre ultérieurement que le seul destin d’un être humain dote d’un utérus est de devenir une femme, celle qui rigole bêtement lorsqu’un homme ouvre la bouche, trouve toutes ses idées géniales, le comprend, le pardonne et l’aime envers et contre tous. Je ne sais pas pour la bonne sœur, mais Disney a évolué avec le temps, nous offrant par un virage radical une belle adaptation à la société actuelle. Ma fille peut se mettre à regarder en boucle la Princesse des neiges avec une héroïne libérée et délivrée qui n’a pas besoin du baiser du prince mais d’un amour fraternel pour dénouer la situation ou Ariel, la petite sirène, qui va décider seule de prendre son destin en main en faisant le choix de se rendre chez Ursula, afin de découvrir le monde des humains et retrouver Éric, ceci contre l’avis de son père.
Les nouvelles princesses sont maintenant des jeunes femmes qui ont du caractère et n’hésitent pas à le montrer. Elles savent ce qu’elles veulent, et peu importe si cela ne correspond pas à ce que les autres attendent d’elles. Heureusement que les femmes ont évolué, car coté homme ce n’est pas toujours le cas, comme le stéréotype masculin que j'ai croisé hier en boite lors de ma sortie avec mari idéal, le régulier du vendredi devenu pour l'occasion le régulier du vendredi et du samedi soir, et 2 copains djeuns. Il y avait à la table devant nous 3 mecs venus comme nous faire la fête, a un détail près, et draguer des filles. L’un d’eux abordait les filles pour demander un briquer afin d’allumer sa clope et sa flamme si ça match. Nous avons sympathisé un peu et le régulier du vendredi lui a trouvé un briquet pour lui éviter l’effort de quémander toutes les 2 minutes à quoi il a répondu que ça va l’empêcher de draguer.Un autre a trouvé sa proie, une belle blondinette qui fait 1.70m, il a dansé avec elle le tango, la dance de l’amour, sur un air de « Aicha » et l’embrassant dès qu’il le pouvait. De retour avec ses amis, il était fier, intouchable et arrogant. Il n'avait plus assez de sang pour irriguer son cerveau, son focus s'est fait sur une partie génitale de survie, il s'est pris pour le roi de la jungle, Alexander le grand, le conquéreur de tous les temps avec un taux de testostérones au max.La danse avec la blondinette aurait titillé le bonhomme, elle a nourri le besoin de conquête et accru l’intérêt amoureux et a permis à la tension de tomber, a la quête de prendre fin puisqu’il est parvenu à ses fins. Mais au moment où notre régulier du vendredi lui prend des bonbons de sa poche il lui fait un doigt d'honneur, il était perdu et agressif. La réalité, ma fille, est loin des stéréotypes du rêve Disney ou les hommes peuvent rouler une pelle aux filles quand elles sont endormies, peuvent séquestrer une fille, enlever son père, l’insulter comme un ouvrier en manque sur un chantier mais se la taper à la fin quand même s’ils sont assez beaux, virils et riches, ou contre l’homme parfait, viril, actif, associe à la vie publique et aux responsabilités, puissance et respect, la femme est, elle, à double facette : idéalement belle, bonne, passive, au foyer, mère et épouse potentielle ou maléfiques, laides, jalouses, cruelles et magiques !   

samedi 15 octobre 2016

Une waiting liste à la libanaise


Tous les ans, avant mon retour au pays, vers la mi-juin, il y a un attentat à la bombe dans une des régions déstabilisant un calme précaire voire annonçant mon arrivée. Un signe qui rappelle à ma meilleure amie mon arrivée imminente!

Tous les ans, après mon retour au pays, je réalise que rien n'a changé, qu'il n'y a toujours pas le courant électrique 24/24, qu'il n'y a toujours pas une connexion internet en permanence, que les groupes électrogènes font des pauses toutes les 5 heures de fonctionnement car selon la mentalité générale un groupe électrogène se "fatigue" si il fonctionne trop souvent, un concept à exporter car les créateurs de ces derniers ne l'ont précisé que sur les manuels d'utilisation envoyé spécialement au Liban.

Il y a de quoi pleurer et surtout s'inquiéter car depuis ma petite enfance j'attends l'arrivée du bateau important du fuel au port de Beyrouth, une arrivée promettante car c'est l'espoir d'avoir l'électricité 24/24 et jusqu'à aujourd'hui ce bateau n'est toujours pas arrivé à quai. C'est 38 ans d'attente, 38 ans d'espoir, 38 ans de suspense!

Heureusement que dans mon pays natal il y a des histoires qui me font encore pleurer de rire, des histoires incroyables qui ne peuvent arriver que dans ce pays atypique.

L'autre jour, mes cousins viennent  nous rendre visite. Nous avons ressuscité le passé et tous nos souvenirs d'enfance, nos souvenirs de guerre et de jeunesse insouciante et innocente, l'inquiétude de parents en période de guerre et de fausse interprétation des faits.
Parmi les anecdotes, ma cousine nous racontait son périple avec une employée de nationalité Éthiopienne. Elle avait décidé d’embaucher la fille pour l’aider dans la garde d’enfants à la crèche qu’elle gère et donc elle la convoque à un entretien d’embauche afin de se mettre d’accord. Le moment venu ma cousine se rend compte que la fille n’avait pas son passeport car, monnaie courante dans certains pays, l’ex-employeur avait gardé le passeport de cette dernière et ne l’a jamais rendu depuis.
Ma cousine décide d’entrer en contact avec l’ex-employeur afin de récupérer le passeport, la personne au bout du fil lui confirme qu’elle rendra le passeport en question à la personne concernée si cette dernière se présente elle-même pour le récupérer. Un rdv a été pris !
Éthiopienne va au rdv comme prévu sauf que a sa grande surprise son ex-employeur avait contacté la police en même temps et sont venu eux aussi au rdv. Ils commencent de long interrogatoires et se rendent compte que la fille n’a pas volé ou casse ou commis un acte illégale, elle a juste fuit un emploi avec une personne qui la maltraitait. Dans un cas comme celui-là, la fille qui a fugué de son emploi avec une carte de résidence au nom de son ex-employeur doit faire 3 jours de prison avant d’être mise dans le premier avion en direction de son pays d’origine.
Elle a été emmené au poste et les policiers ont commencé à lui expliquer que les prisons au Liban sont bondées de monde, qu’elle ne peut pas avoir de place immédiatement et donc sans liquider son séjour ils ne peuvent pas l’expulser, qu’elle restera en situation illégale dans le pays mais toujours sous leur surveillance, elle ne peut pas travailler légalement et doit attendre qu’ils la rappellent.
Elle est sur la liste d’attente pour aller en prison !!!

Je sais qu’il y a une liste d’attente souvent car l’offre est inférieure à la demande, que ça peut concerner différentes situations comme par exemple la gestion des avions au décollage, des passagers sur un vol, des administrés aux guichets mais je n’aurais jamais imaginé une liste d’attente pour aller en prison.

Reste à savoir si des cas pareils relèvent de l’ironie de sort ou cas classique dans un pays atypique et déconcertant ?

Sur une note un peu plus politique je termine en levant le rideau sur les lacunes d’un système pénitentiaire défectueux mais qui blâmer ? La désuétude d‘une législation libanaise ? la violation dans l’application de la loi ? ou le laisser-aller de nos politiciens qui affirment que tout va bien dans le meilleur des mondes ?