samedi 25 juin 2011

Flashbacks

On dit toujours que le deuxième trimestre est le plus facile, qu’on a encore la pêche loin de la lourdeur de la fin et des nausées du début et c’est vrai ! Alors moi je profite… Je sillonne Paris à la quête d’un ami(e) libre pour déjeuner, d’une exposition intéressante ou un moment magique à capturer.

Mais le seul inconvénient dans tout cela c’est les envies fréquentes d’uriner et quand ça vient il ne faut pas hésiter à faire une pause. Ce fut le cas aujourd’hui, j’ai décidé de m’accorder un break dans le café le plus proche or le plus proche s’est avéré être un café branché de djeuns !

Je m’installe calmement pour siroter un petit noir à coté d’un groupe de 4 étudiants qui doivent avoir la quinzaine maximum. Pour une fois, au lieu de sortir ma revue de fille afin de m’isoler un peu derrière, l’attitude de mes voisins m’a interpellé alors j’ai décidé d’écouter la conversation de mes voisins et observer leurs comportements !

Pour commencer, il faut comprendre leur argot français un peu différent de la langue française  que j’ai apprise à l’école. Dans la même phrase il y a le verlan, les mots avec des lettres très silencieuses voire aspirées et un vocabulaire très réduit.

Heureusement, il y a leurs comportements à décortiquer!!! La présence de jeunes filles a obligé les garçons à adopter une attitude de séduction et de jeux de mains même si le but n’était pas du tout de séduire les filles présentes, mais je pense que ca leur vient naturellement dès qu’ils sont en présence du sexe opposé. En les observant, j’ai eu beaucoup de flashbacks qui me  rappelaient des scènes vécues lors des déjeuners de chantier, des attitudes et manières déjà vues, des façons de se chamailler pour montrer sa supériorité et prouver son existence que certains collègues  du monde du bâtiment pratiquent encore après la quarantaine.
J’ai eu l’impression de revivre les mêmes scénarios avec des acteurs différents, parfois des hommes qui ont entre 40 et 60 ans et parfois des djeuns.

Je n’ai pas pu m’empêcher de me demander si ces garçons en face de moi sont prédestinés à faire carrière dans le bâtiment ? La façon de draguer ne murit-elle pas avec l’âge ? Est-elle atteinte du syndrome Peter Pan ? Les hommes adoptent-ils un comportement d’enfants ou c’est les enfants qui veulent se montrer hommes ?

mercredi 18 mai 2011

People come to Paris to fall in love...

It has been 10 years since I started dating “Paris” also said to be the city of love, the city where romance was invented.

I decided to go for a walk and meet my “Paris” when I popped into a group of school students around 5 to 6 years old screaming of ecstasy and happiness because they saw the Eiffel tower, this famous tower built by Gustave Eiffel, virtually known by everyone in the world. Even Remy, the rat in “Ratatouille” gazes on rooftops along with this landmark!
It reminded me of my little “Sabi” having the same expressions in front of the Eiffel tower, the Seine or even Notre dame: “Look, Look mommy this is where Quasimodo lives, in the bell towers!” thanks to Disney, maybe, but first to Victor Hugo, Baudelaire, Paul Verlaine and many many more….

After then, I had to go meet another Parisian lover, Woody Allen, with whom I share my love for Paris. Just like him, I love the statues, kiosks, metro entrances, buildings, sidewalk-café,...
I love the rich history of this city written on its monuments, palaces, told in its theatres, hidden behind its facades or decorated by its lights.

The beauty of Paris is that you can go everywhere; it’s very easy, sitting on a bench or walking down the streets, to escape into a fantasy of your own, live a big romance and enter a movie dreamland!
In this city you can easily go meet Napoléon Bonaparte, Pierre and Marie Curie, Emile Zola, Jean de la Fontaine, Picasso, Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Dali, you can listen to Piaf or even Aznavour, you can contemplate Charles Garnier, Le Corbusier, Mallet-Stevens, Viollet-le-Duc or even sit on an Eames, a Jacobsen or a Jean Prouvé.

In 10 years in Paris, i got 3 great Love: in 2004, i fell in love with my great one, 2006 my mini me and 2011 my soon to be my shining star.
But I also got many lovers and firsts:
- My first kiss on the pont de la Tourelle, under the statue of St. Genevieve, the patron saint of Paris, designed by monumental sculptor Paul Landowski
- My fiancé’s proposal at the Train Bleu, a restaurant granted historical monument status by André Malraux and counted Coco Chanel, Brigitte Bardot, Jean Cocteau, Salvador Dali among its regular guests.
- My First brunch with my love at Les Deux Magots, the place to meet the literary and intellectual élite of the city. Its historical reputation is derived from the patronage of Surrealist artists, intellectuals such as Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, and young writers such as Ernest Hemingway.
- My first big laugh in front of the Grand Palais and the Petit Palais when my best friend came to visit,
- My first africain hot chocolate as a chocoholic at Angelina, the café that became my favorite hangout place as it was for Audrey Hepburn, Proust and Coco Chanel.
- My first Firework display on the 14th of July, a private party on the Top of the Museum of Quai Branly, under construction that year, discussing Jean Nouvel’s work with a coupe de champagne in my boyfriend’s arms.
- My first tiny little shared apartment near invalides
- …..

I can't stop but wonder if Paris will always be, to everybody, the city of good sex, fancy cheese and wine, crazy nights, romantic cafés and great love as it was for me the last 10 years?
I haven't left yet but I can’t stop thinking that there is no place like Paris, it will always be my favourite city!

jeudi 5 mai 2011

Dilemme.....

Il y a celles qui considèrent que l’accomplissement de soi, du couple et de la vie est l’enfant fruit de leur amour et il y a celles qui refusent de procréer et revendiquent le droit d’être femme avant d’être mère malgré la pression sociale.

Par nécessité, j’ai fait une commande sur le net de vêtements de grossesse. En cadeau j’ai reçu le magasine « 9 mois » que je cache depuis car je ne le trouve pas compatible avec mon décor minimaliste et anti objets envahisseurs colorés et encombrants ! J’ai quand même pris le temps de le parcourir en diagonale et de me rendre compte qu’il est destiné aux femmes enceintes et heureuses de l’être, à celles qui considèrent ces moments comme les plus beaux jours de leur vie ! (ndlr Florence Foresti : comment étaient leurs jours avant ?) Ce magasine est destiné à celles qui considèrent qu’avoir un enfant est la plus belle chose qui puisse arriver à une femme.
Moi les kilos en trop, les biberons, les contraintes, les conversations autour de la crèche ou des dernières couches lavables, non merci ! Je préfère les laisser aux autres !

Tiens, je peux aussi commenter pendant une heure les 100 raisons pour ne pas avoir d’enfants et ce n’est pas de la mauvaise foi, c’est du réalisme ! Avez-vous songé au fait que :
- L’accouchement fait mal ? Bon, moins depuis qu’il y a la péridurale, mais qu’en est-il des suites de l’épisio, des montées de lait ?
- Qu’avec un bébé de 0 à 12 mois vous n’avez en commun que les larmes, le reste du temps est pris par la bouffe, les changes, les vomissements,…
- Que ca peut nuire à la vie sexuelle surtout pour celles qui considèrent que leur gosse deviendra délinquant multirécidiviste s’il apprend que sa mère a une vie sexuelle.
- Que le rein que vous avez mis en vente sur eBay pour payer le salaire de la nounou n’a pas trouvé preneur, et qu’un bébé et son mode de garde coutent cher.
- Que vos mères et belles mères vous poursuivront pour vous expliquer que les petits pots tout fait ca donne le cancer des bébés… (sachant que ma mère première adepte de cette théorie, a eu le cancer à 60 ans sans avoir jamais gouter aux petits pots)

Et la liste est longue, sans parler du travail, de la discrimination, du fait qu’une femme après l’accouchement travaille plus à la maison et assume toujours 80 à 90 % des charges et pendant ce temps là, l’écart des salaires et toujours de 27% !

D’un autre coté, des études récentes aux états unis, prouvent que les femmes ayant eu des enfants ont moins de risque d’avoir un cancer que celles n’ayant pas. Alors la vie nous punira-t-elle si on n’a pas eu un enfant ? Par un cancer ?
Mais, en plus, le sabi de 5ans que j’ai déjà est devenu la prolongation de mon « moi » surtout qu’il est ma reproduction à 100% et cela ne peut que satisfaire et flatter mon coté narcissique et ma volonté de vouloir créer un prolongement de moi encore et encore et encore !

Névrosée alors ?

Entre la pression sociale, amicale, familiale et médicale, il n’est pas facile d’interroger son désir profond dans ce monde où l’homme n’a pas besoin d’être père pour être considéré comme un homme. Je continue à être mû par l’idée qu’il est naturel d’avoir un enfant que nous les femmes restons « filles » jusqu’à ce que nous devenions mères. (Réf : Elisabeth Badinter dans son livre Le conflit la femme et la mère)

Je n’ai pas pu m’empêcher de me demander, pourquoi celles qui veulent avoir un enfant n’ont pas à se justifier et celles qui ne le souhaitent pas sont-elles obligées de s’expliquer ? Pourquoi avoir à choisir entre travailler ou enfanter ? y-a-t-il un moyen pour concilier les 2 en toute conscience ? Sans pression et avec la bénédiction de la société ? Comment séparer entre ce qu’on veut et ce qu’on doit faire ?

jeudi 7 avril 2011

Ce jeudi 7 Avril

En ce jour qui est le tien, les kilomètres nous séparent mais pleins d’autres choses nous réunissent.

Il est déjà minuit
Chez nous à Paris
Seule dans mon lit
Avec le petit je suis
À la main une bougie
Car d'un an tu as grandi!

De notre amour un cadeau je te ferai
Dans moi 9 mois je porterai
Dans quelques mois je te le présenterai….

En aucun cas, un Victor Hugo je m’improvise
Mais de mes sentiments je t’avise
Et de ces mots je ferais ma devise…


Et pour clore, je cite :

« Aimons-nous toujours davantage !
Unissons-nous mieux chaque jour.
Les arbres croissent en feuillage ;
Que notre âme croisse en amour !

Soyons le miroir et l'image !
Soyons la fleur et le parfum !
Les amants, qui, seuls sous l'ombrage,
Se sentent deux et ne sont qu'un !
Conserve en ton cœur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s'éteindre
Et la fleur qui ne peut mourir ! »

- Victor Hugo

lundi 4 avril 2011

Un jeu de mots.....

Entre les copines enceintes, les copines qui viennent d'accoucher et celles qui font tout pour avoir un enfant, je jongle depuis un moment entre mots à 26 syllabes impossible à retenir et termes medico-technico-incompréhensibles!
J’ai tout entendu, j’ai tout mémorisé et utilisé au point même de commencer à parler grec ancien, limite latin, avec mon entourage….

Jusqu’au jour où je tombe sur le mot « Hystérosalpingographie » assez long et mystérieux et qui à lui tout seul, si on veut l’écrire, rempli la largeur d’une feuille.

Ce n’est pas la longueur seule du mot qui m’a interpellé, mais c’est quand la personne qui me l’a commenté m’a expliqué que ce mot vient de hystéro-, du grec ancien pour désigner « matrice » : Organe creux qui, chez la femme et les femelles des mammifères, contient le produit de la conception jusqu'à la mise au monde, salpingo- pour désigner les trompes et -graphie du grec ancien pour désigner « écrire ».

Aussi tôt que possible, j’ai consulté mon ami Google à la recherche de l’origine du concept : Le terme hystérie vient du médecin grec Hippocrate, qui inventa ce mot pour décrire une maladie qui avait déjà été étudiée par les Égyptiens. Le terme est dérivé du mot grec hystera, signifiant l'utérus. La maladie était donc intimement liée à l'utérus; la théorie admise étant que celui-ci se déplaçait dans le corps, créant les symptômes. Platon décrivait ainsi ses causes et ses manifestations: « L'utérus est un animal qui désire engendrer des enfants. Lorsqu'il demeure stérile trop longtemps après la puberté, il devient inquiet et, s'avançant à travers le corps et coupant le passage à l'air, il gêne la respiration, provoque de grandes souffrances et toutes espèces de maladies.

Quelle belle matrice de mots et de significations…. Après cette analyse, je n'ai pas pu m’empêcher de me demander pourquoi le mot hystérie est –il associé à l’organe origine de la conception chez la femme ? Pourquoi le terme est –il tout simplement associé à la femme ? Est-elle entrain de promulguer l’hystérie aux générations futures à travers les chromosomes X qu’elle transmet ? Est-elle responsable de la névrose des nouvelles générations ?

mercredi 30 mars 2011

A chacun son Petrovsky

En pleine livraison de chantier, les tâches restantes à faire deviennent interminables, les journées plus longues et les esprits s'échauffent!

J'ai passé les deux derniers mois à finaliser mon projet, à travailler comme une malade pour l'examen final qui est la commission de sécurité où pompiers et agents responsables de l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite des bâtiments, nommés par la commune viennent vérifier, inspecter et tester, coin par coin, le respect et l'application de toutes les normes relatives à la sécurité incendie et l'accessibilité d'un ERP.

Un examen redoutable auquel architectes, maitre d'ouvrage et entreprises se préparent dès les premières phases du projet. Cet examen était suivi par l’ouverture au public du bâtiment, alors entre peintres, menuisiers, électriciens et plombiers qui courent dans tous les sens, l’équipe de la maitrise d’ouvrage se faisait livrer le mobilier. A notre grande surprise, autre que les lits, chaises et tableaux, nous avons vu arriver un billard et un grand piano !

Un matin, j’arrive sur le chantier, je vais à la recherche de mon rdv et pour la première fois j’entends un son que je n’avais pas l’habitude d’entendre dans ce type d’endroit, un bruit de fond qui se détache de celui de la perceuse, du marteau piqueur et de la scie qui me berce depuis des années !!!! J’entre dans le salon où nous avions stocké temporairement le piano, pour tomber sur l’équipe de la maitrise d’ouvrage en pleine performance artistique. Il faut dire que nous avons un vrai pianiste, la musique qu’il jouait détendait l’atmosphère et les équipes au moment où nous avions le plus besoin.

Pour bien couper avec le stress de la journée, dès que j’avais un moment pour moi, même assez tard la nuit, je me mettais devant ma série préférée « sex and the city » pour voyager loin, très loin, dans le monde des 4 copines trentenaires et célibataires afin de les écouter parler crument de leur vie sexuelle et de leur quête de l’amour idéal.
J’arrive à la fin de la série, là où Carrie Bradshaw rencontre l’artiste peintre Aleksander Petrovsky et commence une relation amoureuse et sérieuse avec lui. Petrovsky, un russe d’une cinquantaine d’année, incarne l’image de l’homme mature, sage, macho, romantique, attentionné et généreux. Un homme qui transforme le fantasme en réalité et qui pour plaire joue du piano à sa dulcinée. De nos jours, l’idée de jouer du piano pour charmer ou séduire nous semble révolue, peut-être nous fait-elle rêver ?

Moi aussi j’avais mon Petrovsky sur mon chantier, le jour où je l’ai surpris en train de jouer du piano, il s’est directement arrêté pour se détendre les muscles comme il jouait debout par faute d'équipements, pour changer de chanson et surtout pour me jouer un air de piano en me regardant droit dans les yeux et pour me faire passer un message qui m’a bouleversé et m'a entrainé dans mon idée du romantisme et de l'amour idéal quand j'ai soudainement réalisé que je ne vivais pas mon rêve, il manquait le banc sur lequel je suis censée venir m'assoir pour admirer le charme et la performance de mon héro, pour me blotir contre lui et écouter sa musique, j'ai surtout réalisé qu’il manquait l'essentiel, il manquait le lien que je rêvais avoir avec mon Petrovsky!!!

mardi 22 mars 2011

The story of a heart...

Tonight before i went to sleep, i discovered a tiny little heart,

That can miss,
That can need,
That can beat,
That can love, love and love more,

So tiny, so scared and so sad that can easily be hurt....

I decided to close my eyes, travel in time, live by your side and  protect him... forever