jeudi 17 mars 2011

Absentéisme Aigu!

Parfois on s'éloigne de la vie active temporairement par obligation, sans le vouloir, on se retrouve atteint du syndrome "tête à l'ouest" doublé par une "fatigue aiguë" engendrée par un "évènement voulu et tant attendu" ce qui provoque cet absentéisme....
Les idées sont là et je ne manquerais pas de les partager, j'ai fait le plein pendant mes années de bâtiment. Mais aujourd'hui j'ai envie de partager des idées qui me travaillent, des idées de la mom mais pas la working one...

Ce matin, comme tous les matins, j'ai accompagné mon Sabi à l'école à 08h20.Ce matin, comme tous les matins, j'ai croisé les autres "mamans" qui pareil accompagnent leurs petits à l'école à la même heure... C'est à ce moment là que j'ai été frappée par l'image de la "maman" type, véhiculée par une majorité et auquel je n'arrive pas à adhérer. Image qui m'éloigne de plus en plus de la maternité et de tous les concepts de "ma vie c'est mes enfants"....
Je commence par détailler le style type: le jean ou pantalon sous les bottes à imitation UGG, doudoune et cheveux attachés vers l'arrière en queue de cheval par manque de temps le matin. Jamais de sac à main, pas nécessaire, elle rentre chez elle après l'école, si par malheur un rdv est obligatoirement pris le matin, elles s'agrippent au sac à dos instead.
Sur le chemin, tous les jours, elles croisent la meilleure amie "maman" aussi comme par hasard, elles discutent une heure devant l'école, s'extasient à la vue des enfants des autres amies "maman" et tout cela juste devant la porte d'entrée ce qui empêche les enfants de rentrer comme il se doit.
Puis elles croisent d'autres "maman", commencent à papoter, elles trouvent toujours de quoi dire et les rires montent comme si il s'est passé énormément de choses entre hier et aujourd'hui... Ces mêmes dames sont les premières à s'inscrire aux activités de l'école quand toi tu ne trouves pas de temps libre dans ton planning pour poser une journée de vacances et être présente parceque la livraison du chantier sur lequel tu as bossé pendant 2 ans te tiens à coeur ou parceque tu as peur de louper la dernière crise de nerfs du client lors de la réunion de chantier.
Ces "mamans" sont sur facebook avec comme activité: mes enfants sont ma vie,  magasine préféré: parents, musique: comptines de la maternelle et n'hésitent pas à nous faire part de la vie au quotidien de leurs petits en live via les statuts du type: machin a avalé, a dit, a dormi, m'a complimenté, ... Pour ne pas oublier les photos dans lesquelles on voit des enfants mais on les voit jamais avec leurs hommes....
Moi, comme Florence Foresti dans son spectacle Mother Fucker, j'ai laissé tomber les principes, jouets en bois filière allemande 100/100 naturel, manger bio et pas de télévision. Comme elle, je vote pour Gulli la chaîne enfants qui sauve des vies pour être LE service de santé publique sans lequel on serait mort!!!
Moi ma vie est ma vie, elle m'appartient, mon temps m'appartient aussi, je le partage d'accord mais il m'appartient surtout mon RTB (récupération du temps de la beauté).  Mes discussions ne peuvent pas tourner constamment autour des enfants, les coquillettes et jambon ça me gave, je tiens à voir mes amies autour d'un verre dans un pub et c'est moi qui fais la loi dans ma vie!

Dans 20 ans ou plus, je reviendrais sur ma méthode avec un retour d'expérience que je ne manquerais pas à  vous communiquer......

jeudi 13 janvier 2011

On apprend toujours.....

Quoi de mieux que les réunions de chantier ou les déjeuners précédant les réunions de chantier de pour se retrouver entourée des hommes de chantiers.... J'ai appris récemment que quand un homme issu du monde du bâtiment se présente ainsi, il est associé par l'audience à une "tarlouze" (je cite!)... mais ceux qui m'entourent  c'est des hommes ayant au moins la cinquantaine, machos et des hommes des "vrai"... Quoi de mieux quand on a un blog à alimenter!!!
Pour éviter l'ennui et pour avoir une vrai rupture entre la matinée et la suite de la journée, ces hommes évitent de parler boulot... les discussions se focalisent sur le sexe. Sauf qu'ils oublient qu'ils sont entrain de tomber dans la routine, grave!

Etre une femme seule dans un monde brut, n'est pas tâche facile. Je dois en permanence défendre ma cause, me protéger des réflexions de tout genre et rester intouchable! Je dois savoir mener leur discussion sans leur donner une fausse image de moi, sans leur permettre de croire que je peux être accessible, leur rappeler toujours que mon monde est peut être différent, que dans mon monde les femmes ne sont pas forcément qu'un cul elles sont aussi coeurs et âmes, rêveuses et sentimentales, fidèle et surtout soignées.... que quand elles sont dans une relation, elles font tout pour la garder, pour choyer leurs moitiés et aiment comme personne ne peut aimer...

C'est difficile pour eux d'avaler leurs côtes de bœuf en discutant d'amour, gloire et beauté!!! 

Après analyse de la vie sentimentale d'un co-luncher, j'ai pas pu m'empêcher de lui expliquer le concept de "faux-kiffer" . Concept lu dans un article de la revue Grazia, et que j'ai voulu appliquer sur lui, même si à la base ce concept s'adresse aux femmes en couple, fière de l'être, amoureuse et fidèles:
"Quand on est en couple et qu'on a depuis longtemps fermé ses yeux et ses chakras aux autres porteurs de pénis que l'élu de son cœur, il arrive qu'un homme fasse irruption dans notre quotidien. Cet homme étranger, on n'a aucunement l'intention de le séduire. Mais on rit à ses vannes... Et insidieusement, son image s'immisce dans notre esprit, se dissimule et ressurgit aux moments les plus incongrus. [...]
On ne kiffe pas l'autre homme : on le faux-kiffe. On s'en sert comme support de fantasme un certain temps, pour finalement l'oublier quand on réalise que ses vannes ne sont pas si drôles et que l'élu est toujours là pour nous."
Apparement, faux-kiffer un homme de temps à autre, c'est très sain, ça permet de réaliser que le couple résiste au faux-kiffage!!! mais qu'en est -il si ce concept s'applique aux hommes?
 
Mon co-luncher étonné de mes théories, de mon concept se limitant à un fantasme et qui n'aboutit pas à une fin bien connue d'exploration et de découverte de l'autre, partage avec moi une autre vision des rapports hommes-femmes. Une vision bien plus mathématique et masculine.. La vision du sexe opposé!!!
Si on prend un couple normal, ce couple fait l'amour en moyenne 3 fois par semaine, chaque rapport dure 20 minutes, toujours en moyenne, avec 3 pénétrations par minute par un pénis de 15cm environ et un calcul sur une année, nous fais:
3fois x 20min x 3 pénétrations x 0.15m x 54 semaines = 1458m
Ils s'amusent à calculer le nombre de mètre, kilomètre ou autre qu'ils donnent d'eux même à une femme par an! et si un couple se résume à cet échange!
 
Une femme se résume -t-elle à une autoroute réservée à la circulation des engins rapides et dont le tracé permet de circuler avec une sécurité optimale? Notre couple serait -il une voie express ou une voie rapide en fonction des appellations donnée par les hommes? Notre bande d'arrêt d'urgence serait -elle notre coeur qui nous permettra de s'arrêter quand un problème surgit?
A quand les autoroutes de l'information qui peuvent nous permettre d'avoir des réseaux de communication à haut débit et qui nous permettent d'échanger toutes nos données entre systèmes?

mercredi 29 décembre 2010

Les soirées du réveillon!

Chaque année, à la même période, j’établi mes résolutions pour l’année suivante. 
Chaque année, à la même période, je réponds à longueur de journée à la question « que fais-tu pour le réveillon ? »
Cette année, je garde les mêmes résolutions que l’année dernière mais je veille à les optimiser et les réaliser alors je vous épargne la lecture de mes résolutions ou si vous insistez vous pouvez retourner à mon article du 13 décembre 2009 !

Chaque année, au matin du 1er janvier, je me dis je ne refais plus la même erreur : le prochain réveillon, ce sera soupe, pyjama, patch anti-points noirs et au lit avant minuit ou pyjama party avec mes 2 hommes et au lit avant minuit quand même ! Quelques réveillons réussis d’autres pourris mais toujours un 1er janvier la tête dans la cuvette, des coups de marteaux interminables et parfois se terminent au service traumatologie des urgences. Les rares personnes épargnées par la malédiction du réveillon sont en pouponnière ou en maison de retraite !

Cette année, j’ai évalué les potentiels lose des différents scénarios que j’ai pu avoir :

Soirée chez moi : Un jour j’ai décidé d’organiser le réveillon chez moi à force de le passer chez les copains, il était temps que je prenne les choses en mains. J’ai passé la journée du 30 à préparer mon menu de réveillon chic à la façon des chefs, le 31 à faire les courses pour m’approvisionner de vin, foie gras, saumon et autres. J’ai passé la soirée à essayer de sauver les meubles, à bâcher mon canapé à minuit, à tartiner les blinis et appeler un plombier en me demandant si la première résolution de l’année de mes amis n’était pas de saccager mon salon et boucher mes toilettes

Soirée au resto : Avec mon homme au resto, sages autour de la table mais pas n’importe quelle table, celle du château qui offre un menu de fête avec une coupe de champagne et ses patiences + foie gras mi-cuit + terrine de homard et filet de saint-pierre ponctué par les douces mélodies d’un saxophoniste, rythmé par des shows inédits. Le vin est en supplément. Les services de la baby-sitter en supplément. Le pain aussi. Et le café, un café gourmand certes, mais à 30 euros. Au moment de payer, je flaire l’arnaque totale, mais trop tard mon homme tape son code de carte bleu et nous nous retrouvons délesté du budget études de nos futurs enfants. Nous avons bien mangé, bien dansé mais notre futur rejeton arrêtera l’école à 5 ans, ratera sa vie et ce sera de notre faute !

Soirée en famille : D’accord ce n’est pas souvent que l’on passe un réveillon en famille ! C’est forcément pas la party du siècle mais un dîner façon gavage d’oie. Mamie insiste pour goûter le foie gras fait maison, maman pour essayer sa salade au persil qu’elle a préparé rien que pour nous et papa sort sa bouteille qui date de l’année de notre naissance. Nous sortons de table avec les 5 kilos que nous n’arrivons toujours pas à perdre comme ils nous ont été transmis par amour ! Le dîner suivi par la soirée réveillon de la télé avec les plus grandes stars venues chanter pour nous, les spectateurs anonymes !

A une fête costumée : On a tous un ami qui adore organiser les soirées à thèmes (moi aussi mais en dehors des soirées de réveillon forcément) et qui pour sa soirée chez lui décide de nous obliger à commencer l’année en carambar ou en suppositoire géant avec comme parrain de la soirée « plus on est fou plus on s’amuse ! ». Avec toute l’imagination du monde je avons trouve le déguisement de fous que j’enfilerai en bas de chez lui pour éviter de me taper la honte dans le métro. Mais à 5h30 du matin, après 10 cosmopolitain, 5 verres de vin et 3 shots de tequila personne ne pense à se changer avant de reprendre le métro. Arrivé à l’appart, je me jure que plus jamais je ne reprends la ligne 4 !

Eh bien cette année je combine soirée disco et pyjama party avec mes amours et j’évite les catastrophes !

vendredi 10 décembre 2010

10 raisons pour ne pas aimer la neige début décembre

Il est vrai qu’une tempête de neige de cette envergure c’est pas tous les jours à Paris, la dernière date d’il y a 30ans. 7 à 15cm de neige dans les rues, il y a de quoi semer la pagaille chez les parisiens et les parisiennes surtout…

Au niveau national, l’aéroport International Charles de gaulle fortement perturbé surtout après l’annonce de la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC) qui demande aux compagnies aériennes, à titre préventif, de réduire leur programme de vol ! La circulation sur les grands axes routiers est restée bloquée malgré l'annonce de l'épisode neigeux par Météo-France. Des milliers de personnes avaient été bloquées, essentiellement sur les routes et plusieurs milliers de personnes ont passé la nuit dans des centres d'urgence, mis en place pour l'occasion.
Les trottoirs se sont transformés en patinoire verglacée où même les rois de la glisse n’ont pas échappée à la glissade et où murs et poteaux urbains sont devenus nos meilleurs alliés. Pour aller récupérer le petit pintadeau à l’école, escapade de 5 min habituellement entre l’appart et l’école, j’ai mis 20min pour faire le trajet à 0.2km/h de peur de me prendre un voisin ou faire un roulé-boulé majestueux et exhibitionniste.
Comme la neige est arrivée tôt cette année, je n’ai pas encore eu le temps de m’équiper et d’acheter les moufles pour amoureux, surtout que mon homme n’a pas encore lui digéré l’idée de son côté non plus. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une paire de moufles en laine polaire grise ou rouge, composée de 2 moufles et d'un triangle qui permet de se tenir la main tout en ayant bien chaud! (Et en cas de brouille, il reste quand même une paire autonome!)
Dans un temps pareil, on ne peut pas se permettre de mettre des talons aiguilles de 9cm au moins pour aller au boulot à pieds de peur de glisser toujours. C’est plutôt les bottes et les bottines qui l’emportent (heureusement que c’est la mode aussi). Les micros trottoirs des revues de mode se sont transformés en metro-trottoirs ou la mode sur les quais de la RATP par peur du grand froid à l’extérieur.
Un autre inconvénient, c’est que ton patron bloqué à l’agence car il ne peut pas prendre sa voiture et circuler, reste toute la journée au bureau.
Vu qu’il est interdit de fumer dans les lieux publics, bureaux et cafés, il faut sortir fumer sur le trottoir ou en bas de l’immeuble pendant l’age de glace!
Parce que froid se combine en général avec bronchite, angine et donc quelques journées seules au lit pendant que notre moitié est au boulot, clouée devant les émissions télé à la con qui te font croire que tu peux réussir un mille-feuilles de gambas et asperges vertes pochées minute aux cinq épices sur son coulis de Saint-Jacques au Pouilly-Fuissé et sa salade de jeunes pousses du marché au miel de lavande, alors que t’as déjà du mal à faire cuire tes coquillettes
Parce que tu rêves d’un verre de vin, d’une cheminée et d’une bonne bouffe alors que le vin et l’alcool ne sont pas compatibles avec les antibiotiques que tu prends à longueur de journée et ce pour une période de 7 jours.
On n’aime pas car en tant qu’européens ont est des raleur-né, on adore tout critiquer sans cesse, c'est l'un de nos passe-temps favoris.
10° C’est tout simplement parce que noël et les vacances ce n’est pas encore aujourd’hui !!!!

jeudi 23 septembre 2010

Cat’s Eyes


Un des plus beaux moments que j’ai vécu pendant mes vacances était lors d’un trajet en voiture avec mes 3 potes (Jimmy, Mike et Wissam) jusqu'à la boite de nuit pour passer la dernière soirée avec les copains avant le redoutable départ.
Un moment rare, court (30min), plein d’émotions, pendant lequel nous avons raconté des blagues datant de la première guerre mondiale et évoqué des souvenirs d’enfance. Des souvenirs de tout ce que l’on a pu avoir ou pu faire dans notre petit village pendant les étés quand on se retrouvait !
Les garçons racontaient les histoires de cabanes au fond du jardin, le club de sport, les histoires d’amour, les parfums que l’on a pu recevoir pour nos anniversaires et surtout mon histoire identification que j’ai pu avoir avec ma meilleure amie aux Cat’s Eyes, ce dessin animé avec des bombasses en body moulants, voleuses mais qui ne manquent pas de charme, et des cartes de Ninja (que nous avons reproduits sur carton en guise de gadget d’identification).
A l’époque j’étais une fille modèle qui n’avait le droit qu’à une heure de télévision par jour après le retour à la maison avant le coucher du soleil. Je n’aimais pas les dessins animés pour les garçons que regardaient mes frères et leur masculinité débordante comme Goldorak, ni les trucs gnangnan pour les filles comme Candy. A mi-chemin, il y avait Cat’s Eyes, un dessin animé féministe!
Cat’s Eyes parle de femmes fortes, autonomes, indépendantes, qui se construisent sans hommes. Indispensable en période de crise contre les garçons du village ! En plus, la relation entre ces trois sœurs me faisait terriblement envie… envie d’avoir une sœur, envie de vivre cette relation privilégie avec ma meilleure amie… Je m’identifiais facilement à l’une ou à l’autre.

Bon, à cet age on s’ennuyait, on été petite, impuissante, dépendante de nos parents, et on rêvait en secret de devenir adulte et de pouvoir faire des choses extraordinaires un peu à la manière des Cat’s Eyes, de ces femmes qui osent !
D’après les psychanalystes, ces exploits on les réalise à travers les aventures de nos personnages favoris, on plonge dans notre avenir et on vit à travers eux ce que l’on espère vivre plus tard ! On noue avec eux une relation fusionnelle qui se loge dans les interstices de notre emploi du temps, entre école, l’heure du bain et le dîner, dans nos moments de solitude.

Or quelle petite fille n’a pas trippé comme une dingue sur son personnage préféré, au point de l’incarner par jeu ou de relire cent fois le même livre ? Quelle fille ne s’est pas imaginée un destin hors du commun pendant que les garçons combattaient des dragons ou pilotaient des vaisseaux spatiaux ???

Mais l’histoire des Cat’s Eyes, après moult recherches sur Internet, se lit à plusieurs niveaux selon les ages avec, en filigrane, la quête du père : les trois sœurs font des cambriolages pour réunir les tableaux que leur père a peints, dans l’espoir de le retrouver. Pendant que moi j’ai passé ma vie à la quête de signes de reconnaissance par mon père quasi absent mais fort présent dans mes idéologies. C’est finalement très oedipien et ça en dit long sur moi !

« Le rêve est l'accomplissement d'un désir inconscient » Sigmund Freud


samedi 28 août 2010

Desperate housewives à la libanaise

A peine 10h affichée sur l'horloge de la cuisine chez mes parents que la première habituée de la "sobhiyée" pointe son nez à travers la grille, suivie d'une deuxième et souvent d'une troisième.
Maman lance comme d'habitude "Asafou, 4 ahwé pleaaase!" Asafou c'est une domestique Ethiopienne qui travaille à la maison.  Les ménagères s'installent à l'ombre d'un abri dans le jardin pour papoter comme le veux la bonne vraie tradition de la "sobhiyée".

Une clope au bec, un paquet sur la table et un café plus tard, les dernières nouvelles et potins du village sont analysées sans laisser l'ombre d'une rumeur échapper.
Ensuite viennent les soucis du quotidien en lien direct avec la famille et les séances de cure s'accumulent éloignant ainsi les rendez vous chez le psychologue des ménagères des métropoles occidentales rythmées par des "hum-hum" en guise de traitement.

La nouvelle génération de ménagères voire meme les ménagères des grandes familles des villes libanaises sont plus organisées et invitent pour de grands festins sous le thème de la "sobhiyée"  qui devient l'équivalent du brunch européen. Elles invitent amies et femmes de la high society libanaise, leurs rencontres souvent couronnées par la fameuse " Hiiiiiiiie cheeeeeriiiiiie, kiiiiifiiiiik? tu es làaaaaa?" pour dire je ne savais pas que j'allais tomber sur celle là! elles exposent ainsi leurs derniers it-bag, montres et robes shoppées chez Ai-zone le temple de la mode ou autres (que je ne connais pas encore vu que je me suis expatriée à l'étranger depuis 9ans)
A la fin, elles n'hésitent pas à partager leur "sobhiyée" dans la presse locale type "mondanité" sous le titre de Mme machin, femme de bidule recoit!

Est ce ce type de recéption à la libanaise assez bling-bling que notre president M. Sarkozy qui m'éloigne de cette "sobhiyée" amicale et de ce mode de fonctionnement? Est ce le manque de temps qui m'empeche le partage d'un café-potin quotidien avec mes amies? Ou est ce que ma génération a perdu l'art de recevoir qu'avait nos mères?

lundi 23 août 2010

Baisons avant que tout ne s'écroule

A Chaque retour à mon pays d'origine, pays du soleil levant, je me retrouve face à un pays désorienté aux multiples facettes, pays dont la population avance au grès des humeurs des hommes politiques, de l'opinion internationale et du developpement pas moins lié à l'economie du pays elle-même liée aux événements locaux et mondiaux. " la boucle est bouclée" comme dirait mon copatriote français après une journée passée à terminer une procédure banale au sein de l'administration française.
Ceci n'est pas sans influence sur la jeunesse du pays. Cette jeunesse, dorée ou pas, se retrouve confrontée à des stéreotypes et modèles américains (diffusés sous le signe de séries américaines sur les chaines locales) voir même les nouveaux arrivés, les soap turco-syrien dont le carton de l'èté 2008 était "noor" feuilleton qui passait tous les soirs sur la chaine satelitte MBC (à capitaux saoudiens) et devant lequel restent scotchées les ménagères de 50ans, leurs filles et petites filles. Elles commantent et matent la vie chaotique de mouhanned, blondinet à barbe rousse de trois jours du genre Gainsbourg mais alcool et cigarrettes en moins, et de sa dulcinée noor qui a donné son nom au feuilleton.
Ces ménagères et leurs petites filles se retrouvent dans cette noor triste qui, même malade, lutte pour parvenir à reussir son couple, sa famille et surtout voir mouhanned, cet homme dont la puissance ne s'exerce pas au detriment de sa femme et le regardent donner le biberon à son bébé.
Ce n'est pas pour dire que ceci est une chose rare au liban, mais tradition oblige certains cotés de la culture locale sont transmises de génération en génération pour veiller à transmettre les valeurs de nos ancêtres à notre progéniture sans prendre en considération l'évolution de la société dans laquelle ils vivent.
Lors d'une discussion autour d'un café avec une amie et sa fille de 15 ans, je me rends compte que le nouveau mode de vie de la nouvelle génération oblige une discussion autour du sexe s'impose ainsi que les relations filles-garçons de peur de "plonger dans le pécher" très jeune dans une société où la fille se doit de rester vierge jusqu'au mariage. Mariage qui à l'epoque tournait autour de láge de 23-24 ans pour une fille mais aujourd'hui les filles se marient vers 30 ans et doivent rester vierge en criant sur tous les toits: " vierge je suis, vierge je reste" ou ces trantenaires choisissent de faire tout un peu plus tard que la même génération occidentale avec plus de discretion.
La jeunesse reste alors balancée entre une pimprenelle coincée dure de la membrane et cette autre miss à nectar orgasmique puisque la société libanaise livre, en matière de sexe, un message paradoxal. Tout s'y vit à l'extrême. On passe du one night stand assumé à la vierge à épouser.
Le pire fit en 2006 après la guerre, une rupture c'est produite. La société pense encore virginité, mariage, soumission pour la femme. Bien sur, certaines assument des partenaires multiples avant la grande rencontre. Mais en général cela se tait, cela se cache. Après la guerre de 2006, les jeunes se sont sentis précaires, temporaires. Les limites ont implosé, le sexe est devenu un mode de consommation où la performance et le plaisir sont les seuls éléments déterminants!
Reste à savoir quelle éducation donner à sa fille pour se préserver un avenir meilleur tout en ayant une jeunesse épanouie au Liban ou ailleurs?!