mercredi 12 mai 2010

Les interdits du chantier

Les jour de chantier vaut mieux pour une femme de laisser sa féminité au placard et faire un tour du coté des pantalons, chemises, des hauts à col roulé ou rond, baskets...
Ce jour là, il faut revoir son vocabulaire et bannir certains mots ou expressions comme:
Par derrière
Raie
Vibration
Pipe (à fumer évidement)
Boules
Éjaculer (pour dire éjecter, ca peut arriver à force de côtoyer certaines personnes)
Tout mou
Lèvres
Monter
Trop fort
Prendre
Sauter
Rond
Sur la table ou en dessous
Sexe
Faux cul
Arroser
Fumer
Baguette
Anneau
Tuyaux
Trou
Levier de vitesse
Manette
Cure-dent
Mais aussi les états physiques du genre j'ai froid, j'ai chaud, je suis toute rouge ou excitée, j'ai pas dormi, tout ce qui peut avoir le sexe comme remède...
Il y a aussi les plats ou desserts à ne jamais commander en présence d'hommes du chantier:
Banane
Aller-retour sur herbes
Andouillette
Frites
Des glands
Un éclair
La liste est longue et on n'est jamais à l'abri d'une erreur qui peut faire délirer nos collègues hommes dans des fantasmes pas possibles!!
Courage à toute femme voulant se lancer dans ce monde d'hommes et de machos...

A ma tèta

Au fin fond de mon exile, je suis dans l'incapacité totale.
Je me reproche d'être loin et je ne peux qu'attendre le coup de fil redoutable pour m'annoncer que la bougie s'est éteinte!
Je ne peux que revoir les moments que nous avons partagé ensemble: Les beaux lapins qui ont fini dans la marmite, le ketchup fait maison avec d'énormes morceaux de tomates que tu faisais passer pour du ketchup du commerce, le petit bâton que tu trimbalais pour nous faire obéir, la délicieuse omelette que tu nous préparais quand maman s'absentait même si nous venons de sortir de table, les coups de sifflet et chant que tu chantais à nos enfants pour Les faire rire, les bonbons que tu cachais dans les tiroirs et que tu croyais qu'on allait jamais les retrouver, ...
La liste est longue et les souvenirs douloureux!!!
Aujourd'hui je garde de toi l'image de la femme qui a réussi à avoir une belle famille soudée, des enfants qui t'entourent, prêts à venir des quatre coins du monde pour te voir une dernière fois et qui surtout t'aiment beaucoup!

Je t'aime

samedi 8 mai 2010

Métrosexuel VS Übersexuel

Depuis quelques mois, je partage ma sphère quotidienne avec un élu dont le nom allemand signifie peuple et qui veut tout dire à propos de la personne. Le jour où il a porté ce nom, il s’est attribué une mission, pire, une cause. Il sème un air de naturalisation qui transforme la pierre, la brique et le béton en lamelles de bois et panneaux photovoltaïques. Il transforme les sacs plastiques en sacs réutilisables, les desserts bien mousseux pleins de chocolat en filet d’oranges fraîches, les emballages en assiettes en verre et les fax de pub en bloc-notes.

Ce personnage c’est une fusion de l’homme "rétrosexuel", qui refuse d'être à la page, qui est rétro, ne se met pas de parfums et n'aime pas faire du shopping et l’homme "übersexuel" (dérivé du mot allemand über = supérieur) qui fait preuve de qualités traditionnellement masculines tels que la confiance, la force et la classe, ne laissant aucun doute sur son orientation sexuelle. Il déborde d'énergie dans son style, ses passions, son intellect et sa brillante carrière.

Mes journées avant cette rencontre et depuis que j’ai commencé à prendre la ligne 1 pour me rendre au boulot, étaient rythmées par des rencontres avec des parisiens pas comme tout le monde, des habitants tout terrain avec un slalom en métro qui requiert une formation périlleuse.
Chez ces parisiens, il existe quelques grandes familles incontournables de looks, qui s'affrontent sans merci telles les Jets et les Sharks dans West Side Story. On admire, la crème pour le visage, les chaussures à la mode, les chemises faites sur mesure et les cheveux resplendissants grâce à des produits efficaces.

Avant l’arrivée donc au bureau, je côtoie tous ces "métrosexuel", ces hommes urbains narcissiques dont la vie s'articule autour du soin de leur peau, de leur nourriture et de leur apparence. Ils aiment la mode, apprécient les vêtements de marque et font très attention à leurs corps.
Mes "métrosexuel" habitent dans les mégalo-métropoles, ont un haut niveau de vie, ils sont obsédés par leur style vestimentaire et assez vaniteux pour dépenser des sommes astronomiques pour être bien habillés et beaux. .

La différence entre mon élu du peuple et les "métrosexuel" du métro, c’est que ces derniers suivent les derniers défilés, passent tout leur temps à fixer leurs cheveux, embellissant leur look et s'excitent quant on parle de mode et de beauté, de manière quasi obsessionnelle, tandis que l'übersexuel est "capable" de parler de tout, s'habille propre mais d'après ses réflexions, préfère penser et "embellir" ses pensées. Bien sûr, il peut arranger ses cheveux avec des produits mais il ne se fera jamais de teinture, ne s'épilera jamais et ne fera jamais d'UV.
D’autre part, les deux vont faire de la gym (natation pour notre élu) mais pas pour les mêmes raisons. Le métrosexuel veut exhiber son corps en soirée, tandis que l'übersexuel cherche juste à être en bonne santé et satisfait de son apparence.

A l’agence nos parcours se croisent, entre architecture et discussions, nos mondes, avis et pensées s’échangent. Pour moi être femme, c'est tout avoir : de bonnes études, une belle carrière, une famille et assumer sa féminité sans oublier d’être glamour et féminine. Etre la balance entre la féminité et le pouvoir. Un mix de glam', de réussite sociale, de confiance en soi, de savoir et de dollars.
Une femme de pouvoir n'a pas forcément oublié qu'elle avait des soutiens-gorge et une trousse à maquillage. Au même titre qu'une bombasse n'a pas (toujours) mis de côté son cerveau. En bref, un sac à patate PDG n'est pas mieux vu qu'une femme apprêtée PDG.

C’est notre sujet de discussion devant sa fascination pour la couleur de mes ongles qui changent avec la tenue vestimentaire, la couleur de mes cheveux ou même mon dressing plein de variétés, choses qu’il oblige à sa femme d’abandonner pour la simple raison de lui plaire. Je la plains…..

Aujourd’hui, une lueur de changement est apparue, est-ce pour me faire plaisir, de me faire taire ou une satisfaction personnelle par conviction toute nouvelle ?



samedi 17 avril 2010

Femmes intelligentes = Femmes à tendance alcoolique

En lisant une de mes revues préférées offerte par mon traiteur préféré, je tombe sur cette étude qui m'a fait plus d'effet que le nuage de cendre islandais qui bloque tous les aéroports d'Europe: les femmes diplômées boivent plus d'alcool que celles qui sont moins éduquées. Ca m'inquiète beaucoup plus que cette étude américaine que ma collègue m'a laissé sur mon bureau l'autre jour sur les blondes qui ont un salaire plus élevé que les brunes!!!!

Ces femmes intelligentes ont deux fois plus de chances de boire quotidiennement mais aussi d'admettre qu'elles ont un problème d'alcool. Que l'on se rassure, le même lien, moins prononcé, est visible chez les hommes aussi, mais bon....

Pour cette étude malheureusement très sérieuse et totalement fondée, les chercheurs de la London School of Economics ont traqué les vies de milliers de femmes et d'hommes de 39 ans nés en Grande-Bretagne lors de la même semaine en 1970.

Ces femmes ont tendance à avoir des enfants plus tard et ont donc des responsabilités parentales plus tard. Elles ont aussi souvent des vies sociales plus actives et elles travaillent dans des environnements dominés par les hommes et la culture de l'alcool.
Petites filles, elles ont sûrement grandi dans des familles de classe moyenne et vu leurs parents boire régulièrement.

La faute à qui ? Aux parents, au milieu social, aux études.

Ces femmes sont donc victimes de leur style de vie, qui favorise l'alcoolisme. On dédramatise quand même parce que le pseudo "alcoolisme" des françaises ou libanaises n'arrive pas à la cheville de celui des anglaises. Enfin, pas encore …

Je suis juste inquiète pour mon "sabi" ou juste impatiente de savoir s'il deviendra alcoolo, sachant que le penchant pour l'alcoolisme peut être prédit dès l'âge de 5 ans grâce aux résultats scolaires et que j'ai encore un an pour le savoir! Tandis que pour les petites filles qui ont des résultats de moyens à élevés ont 2,1 plus de chances de boire quotidiennement quand elles seront adultes, à traquer pour ma filleule ou le jour où j'aurais une petite fille car cette étude est déjà confirmée pour moi.......

vendredi 5 mars 2010

Confessions d’un quadragénaire

Aujourd’hui, et comme tous les jeudi, on s’est retrouvé nombreux pour le déjeuner pré- réunion de chantier.

L’ambiance était à l’apéro qui a commencé au comptoir du troquet-cantine-restaurant portugais et qui a généré des discussions variées allant de la consommation d’alcool sur les chantiers, en passant par les plans des maisons reprenant la bobo attitude de la femme qui a sa propre chambre séparée de la chambre du mari pour me retrouver en train d’animer les confessions de quadragénaires.

Le sujet tournait autour de la notion de « maîtresse », d’«amant » et le besoin d’aller voir en dehors de la relation de couple bénit par l’union ou le mariage.

Cette relation extra conjugale se justifie par le fait qu’avec l’autre personne on peut être soi-même sans devoir se justifier, sans avoir à changer des détails dans nos comportements et exigences qu’insupporte notre moitié.

Le summum c’est se libérer de la peur qu’engendre la réponse négative à une demande particulièrement sexuelle !

Quand notre moitié ne partage pas nos désirs et positions sexuels, on peut pas l’obliger à faire partie de ce fantasme particulier et la proposition de ces idées avec cette même personne devient difficile de peur d’avoir un refus comme réponse et devoir vivre les jours en évitant son regard. Avec la maîtresse ou l’amant la crainte d’une réponse négative ne se pose pas, libère les tensions et nous permet de demander à réaliser nos fantasmes sexuels plus facilement. O pire on change de maîtresse !!!!

Un mec raconte qu’il refuse que sa femme le suce car elle embrasse les enfants quand son ami lui répond qu’est ce qui change elle suce son amant !

Super la discussion, la liberté de pensée et l’expérience.
A tous ceux qui croient en le couple idéal soudé pour la vie, sommes nous prisonniers d’une vie sexuelle classique sans fantasmes qui ne nous pousse pas à avoir un amant-maitresse ?
Avons-nous une ouverture d’esprit qui nous permet d’accepter l’autre avec tous ses fantasmes ?
Sommes nous prêt à sacrifier une relation pour une position sexuelle ? Est-ce une question de culture ou de generation?

jeudi 4 mars 2010

Blame it on me

Mika would say:

Blame it on the girls who know what to do
Blame it on the boys who keep hitting on you
Blame it on your mother for the things she said
Blame it on your father but you know he's dead


I blame it on you
I blame it on you for the ideals you taught me
I blame it on you for the values you gave me
I blame it on you for the guidelines in all situations
I blame it on you for the nice person you wanted me to be
I blame it on you for the perfect world you believed in
I blame it on you for the faultless persons I never met
I blame it on you for the pure feelings in each one of us

I blame it on you cause you made me a copy of you

But i’ll take that blame even though the blame is on you!

"Nine"

Je sors du film “Nine”, despite the fact that it’s a musical, avec deux questions ou réflexions en tête:

Le rôle de la maman dans la vie de son petit garçon qui grandit avec le bonheur, l’encadrement, l’évasion, les limites, l’amour, la présence, la fusion, les flops et l’inspiration. L’influence de l’image de la maman sur le parcours du petit qui guide ses mouvements, ses passions, ses amours et ses décisions.

L’importance et la grâce du personnage,
Le calme et l’hystérie du caractère,
La bonté et l’émotion du cœur,
ne sont que tout et son contraire et veillent sur les relations des deux êtres fusionnels au stade de la constitution, qui le resteront ou s’éviterons tout le long du parcours de la maturité.

Comment une maman arrive à imprégner le fantasme de son enfant de l’image de la mère parfaite, de l’amante sensationnelle, de la femme catholique ou de la sacrée pute au bois de boulogne, de l’image de la « mamma » à l’italienne voire à la libanaise !
Que faire pour réussir le plus beau et le plus dur rôle qui nous est offert à jouer le temps d’une vie ?

L’autre idée est celle de l’Amour ! Celle des acquis, des conquêtes et de la satisfaction.

On passe notre vie à la recherche de l’amour qui nous satisfait, nous comble, nous empêche de respirer et fait battre notre cœur à chaque mouvement de cil.

Certains l’adoptent et le vivent pleinement,
Certains le perfectionnent de peur de le perdre puis l’étouffent à force de le modeler,
D’autres attendent qu’il passe ou qu’ils passent à travers,
Et il y a ceux qui ont besoin de le perdre pour l’apprécier puis passent leur vie à le reconquérir pour le savourer.

Une tentation, un moment de faiblesse, un coup de tête, une façade qui cache un coeur misérable, une insatisfaction, une dispute, un besoin de vivre les rêves, un taux élevé de testostérone, tant d’excuses que nous aurons au retour de la sagesse et de la réalité suivies par le fameux : « I’m sorry ».

Sorry ! Mon dictionnaire du spelling and grammar French of France de ma splendide version de word me propose en correction le mot « Curry », ce mélange d’épices qui selon sa composition, peut être très doux ou très fort!
Demander pardon est également fort en émotions en regrets et surtout blessant. Fort pimenté qui fait monter nos larmes aux yeux juste au moment de le prononcer ….

Faut-il perdre l’amour qu’on a pour comprendre le besoin d’être aimé par une personne qui veille sur notre bonheur au quotidien ? Ne faut-il pas juste ouvrir les yeux plus large pour voir ? Ne faut-il pas tout juste aimer?